mardi 31 décembre 2024

Solitude quand tu nous tiens...

 Je n'ai toujours pas trouvé la bonne personne. Depuis le covid qui a fait ressortir le pire côté des gens, les rencontres se font rares. Les gens sortent moins, d'après ce qu'on me dit et les gens se rencontrent surtout en ligne. Sauf que ça ne m'intéresse pas du tout. Discuter durant des jours avec quelqu'un qui te harcèles pour avoir une photographie (dont il va faire quoi ensuite??) et qui va tourner autour du pot pour refuser la rencontre. Ou via des amis d'amis mais mes amis sont en majorité des filles célibataires donc ça limite. Il y a bien OVS, j'y vais de temps en temps, je m'y suis fait quelques relations mais dans mon coin, les gens sont froids et il est dur d'entretenir une relation durable. Là où quand on parle de se voir, je dis "attends, je sors mon agenda et je te donnes plusieurs dates où je suis libre"; eux, ils disent "on se redit" et ne le font pas donc ça traîne. C'est une véritable apprentissage que de se rendre compte de ça et de défaire ce mécanisme pour avoir le réflexe de penser que si on ne fait pas quelque chose de suite, ce qui ne sera pas long, on ne le fera que quand on y repensera dans quelques...semaines. 

  Le gros hic, ce sont mes valeurs qui sont d'un autre temps. Je me fiche de l'argent, c'est un moyen de réaliser des rêves et pas du tout un but dans la vie. Ma réussite personnelle ne se résume pas à ma réussite professionnelle. Oui, c'est hallucinant que quand on rencontre quelqu'un, il ne parle que de son travail! A croire que la majorité des gens n'a pas de vie en dehors de son boulot! Ou ne l'assume pas. Moi, ma vie, elle commence avant d'aller au travail et elle reprend après; désolée. Mes week-end sont vécus comme si c'était des semaines entières et mes vacances sont des moments de respiration nécessaires de manière régulières. Donc j'en prends des petites régulièrement. Je prône l'ouverture, la gentillesse et la tolérance mais je suis un peu une exception dans ce monde individualiste. 

  Je me suis fait des amis ces dernières années, on se voit régulièrement, c'est cool. Ca c'est fait naturellement mais il a fallu les revoir plusieurs fois pour que la relation se noue. Je ne comprends pas, une personne me semble intéressante, je donne spontanément mon numéro. Je fais l'effort de faire le premier pas et la plus dure partie du travail, c'est à l'autre de faire le 2e pas qui est bien plus facile. Parce qu'il y a plein de gens intéressants, cools et tout ce qu'on veut qu'on ne croisera qu'UNE SEULE ET UNIQUE FOIS. Croiser quelqu'un et entrer en contact avec cette personne, statistiquement, ça reste un miracle. J'exagère mais comme tout le monde est pressé, que personne ne fait l'effort d'aller vers l'autre (sauf les personnes âgées, elles parlent facilement, je pense que c'est culturel, notre société est de plus en plus individualiste donc on ne s'occupe pas des autres, on les "ignore"), c'est compliqué. 

  J'ai lu un article il y a quelques mois qui expliquait que les enfants d'aujourd'hui ont plus facilement des fractures qu'à notre époque. On n'avait pas internet, pas Netflix. Il y avait les livres, les jeux de société, les Barbie, les lego, la télé si on avait le droit et c'est tout. Donc à un moment, on tournait en rond et fatalement, on finissait par aller jouer dehors et sonner à la porte des voisins pour retrouver les copains. Et comme ils bougent moins, leur masse musculaire est moindre et leurs os sont moins solides. 

  Pareil, ça ne se fait plus d'inviter les voisins à prendre l'apéritif de temps en temps. Je le ferais bien de temps en temps mais déjà que dire "bonjour" arrache la bouche de la plupart d'entre eux... Je vois un de mes voisins régulièrement, on prend l'apéro, on mange ensemble, on va au kebab du coin, on commande des trucs à emporter, on s'entraide, il garde mes animaux si je pars en we et inversement mais bon... A côté de ça, mes parents invitent de temps en temps leurs voisins à l'apéro et vice versa. C'est juste normal vu qu'on vit à côté les uns des autres.

  J'en ai beaucoup parlé avec les célibataires que j'ai rencontré ici et là et ce qu'il en ressort, c'est que le covid a complétement cassé leur élan. Et ils se sont habitués à être seuls, ne veulent plus souffrir pour rien parce que pendant deux ans, on ne leur a pas laissé le choix donc ils se sont habitués. Je comprends, je l'ai vécu par le passé. 

 J'ai réussi à travailler sur moi-même et  me remplir suffisamment pour que si je perds quelqu'un dans ma vie aujourd'hui (ami, copain, copain de sortie), ce sera douloureux mais tant pis, la vie continue. 

  Mes passions diverses et variées me prennent beaucoup de temps mais elles assurent mon équilibre. Mon planning peut sembler militaire mais il me permet de tout faire, que ce soit mes passions ou faire avancer mes projets lentement mais sûrement. Voir que ça avance m'a donné énormément confiance en moi et m'aide à relativiser les échecs, ça me dégage du temps pour autre chose ou d'autres projets. On peut faire énormément de choses en 20 minutes si on a un peu planifié la séance. Hormis voyager car ça coûte cher (mais j'ai commencé il y a deux ans maintenant), j'ai réalisé tous mes rêves de jeunesse. Bien sûr, beaucoup sont en cours et ne finiront qu'à ma mort mais hormis trouver le prince charmant, je n'ai plus cette pression du temps qui file ou l'impression de ne pas avancer.

  Clairement, adopter des animaux m'a fait énormément de bien. J'ai une relation merveilleuse avec mes lapins, ils sont là quand ça ne va pas. Ils ne parlent pas mais on se comprend quand même. Je peux me montrer dure avec eux sous le coup de la fatigue puis me faire pardonner par une séance de câlins ou une session de jeu et ils passent à autre chose. Ils n'oublient pas mais c'est comme s'ils pardonnaient les incidents de parcours. Je sais que si je me montrais dure souvent, ils ne me le pardonneraient pas. Mais ils comprennent instinctivement que ponctuellement, si je ne vais pas bien, je peux les "rejeter" puis revenir vers eux pour leur demander pardon quand c'est passé. Je crois qu'il faut être un peu pareil avec les gens, se montrer compréhensif et pardonner les moments de faiblesse jusqu'à un certain point, bien sûr. Je les accepte comme ils sont et inversement. Mon petit mâle est un gros pot de colle super câlin, ma grosse lapinette est indépendante, la plus grosse marque d'affection qu'elle me montre est de sauter sur le canapé ou sur mon dos pour me pousser brièvement avec le bout du museau et retourner faire sa vie. "Ravie de t'avoir vue!". 

Eux-même ont des caractères opposés. Mon lapin est calme, câlin, pot de colle, il me fait souvent des bisous, me lèche tandis que ma lapine est indépendante, elle grogne souvent si elle n'est pas contente, elle pince si j'insiste trop, elle tolère les caresses mais pas trop longtemps et si elle demande de l'attention, c'est en mode "eh, pour rappel, je suis là! Salut!" alors que mon lapin peut rester très longtemps à côté de moi (oui, un lapin qui s'installe à moins d'un mètre est un signe d'affection de sa part). Pourtant, ils s'acceptent mutuellement comme ils sont, ils sont tout le temps fourrés ensemble. 

De même, je suis une humaine de compagnie plutôt cool. En gros, ils ont le droit de faire tout ce qu'ils veulent SAUF ce qui est interdit. Ils savent très bien ce qui n'est pas autorisé. D'ailleurs, ils vivent en liberté totale et ça se passe très bien. Il y a des bêtises de temps en temps, se faufiler dans la cuisine et sauter dans le frigo ouvert dès fois qu'il arrive à trouver un truc à manger reste un défi quotidien pour mon mâle qui est un ventre sur pattes mais ça va. 

Ca ne s'est pas fait en un jour, je me suis énormément renseignée, j'ai acheté des tas de livres, questionné le véto NAC évidemment et surtout, j'ai pris le temps de les observer. Je n'ai pas eu peur, je n'ai pas réfléchi,j'ai fait, c'est tout. 

De même, je viens de changer de métier. Évidemment, le soutien familial, on oublie. Le soutien de Paul Chaumage, on oublie aussi. J'ai dû financer ma formation moi-même car j'ai des diplômes donc je me suis débrouillée avec mon CPF. Je ne me suis pas posé de questions. J'ai étudié la question avec soin durant des mois et quand ma décision a été prise, j'ai fait ce que je devais faire, c'est tout. Je viens de créer mon entreprise, je l'ai créée, c'est tout, je me suis renseignée, j'ai pris des décisions et j'ai fait ce que je devais faire. Je crois que ce qui m'a aidé, ce sont mes anciennes collègues de travail, on se voit peu car on a du mal à coordonner nos emplois du temps mais elles sont comme moi. Elles sont optimistes. "Tu as un projet? C'est trop cool! Vas-y fonce! Au pire, si tu te plantes, tu auras appris quelque chose!".

Oui, c'est ça, la vie. Avancer; si on se trompe, en tirer le meilleur et continuer à avancer. Mais pour ça, il faut des piliers solides pour avoir quelque chose à quoi se raccrocher quand tout s'écroule.  



dimanche 4 juillet 2021

Au moins, j'ai osé et je n'ai pas de regrets

  Avec G. , on ne se voit jamais car il est occupé et je ne fais aucun effort pour le voir, du coup, la rupture n'est pas officialisée, on s'envoie un message de temps en temps (lui, vu que personnellement, je suis rarement à l'initiative de l'envoi) et c'est tout. On est des potes surtout que sur le plan physique, la dernière fois qu'on s'est vus en coup de vent, il ne s'est rien passé. C'est mieux ainsi, je pense, cette rupture pourrait ne pas être douloureuse, je suis déjà tendue vers l'après et le suivant. 

  Après avoir été ambigüe sans le faire exprès avec le beau F. après deux ans à craquer dessus en me disant qu'il est bien trop jeune, il est revenu dessus au rendez-vous suivant. Je ne le pensais pas intéressé et j'ai douté. J'ai attendu de longues semaines avant le prochain et ultime rendez-vous, j'ai cherché la manière de tourner la chose de façon claire mais suffisamment ambigüe pour qu'il n'ait pas de soucis si on nous entend. Après tout, il n'est pas supposé draguer les clientes ou moi lui faire des avances. 

  J'ai osé lui poser la question de manière détournée mais claire. Il m'a répondu ne pas être intéressé mais il est bien capable d'avoir prêché le faux pour savoir le vrai. J'ai répondu de manière détournée mais claire et mon visage m'a trahie, je devais avoir clairement l'air déçue (ça a dû être une mimique plutôt drôle à voir d'ailleurs) mais qui s'en doutait et qui comprend (et donc ne le harcélera pas sous des prétextes fallacieux). C'est sans doute mieux ainsi. On serait sortis ensemble quelques semaines, mois et après? La différence d'âge nous aurait rattrappés et il aurait fallu faire des choix. L'un d'entre nous ou les deux en auraient souffert. Mais ne pas oser demander m'aurait poursuivi toute ma vie, je crois bien. Il est tout à fait mon genre physiquement et pour ce que j'en sais également sur le plan moral. Il est juste plus sportif que moi et plus introverti, d'intelligence normale (cause de quiproquos d'ailleurs) mais suffisamment intelligent, ouvert et "bonne pâte" pour gérer correctement la chose (et inversement d'ailleurs, on a su gérer la chose malgré quelques couacs). Et sur le plan sexuel, je n'ai aucun doute sur le fait que ça passe malgré un possible manque d'expérience de sa part mais tout s'apprend. Au moins, ça me rassure sur un point: sur le papier, l'homme idéal existe, je dois juste en trouver un de mon âge. Et j'ai osé faire le premier pas, demander s'il est intéressé (alors qu'on n'a pas passé toute la soirée ensemble, je veux dire). 

  Et qui sait? A priori, il n'a pas de copine depuis deux ans (ou du moins stable); avec son ancien collègue, ils ont parlé de la copine de son collègue qu'il connaît de loin à plusieurs reprises. A un moment ou un autre, ils auraient forcément évoqué sa copine (ou son copain car il n'est pas impossible qu'il préfère les hommes même si j'en doute vraiment) du moment mais rien, jamais. Comme moi, il est pudique mais moi, l'information m'échappe au fil des conversations quand j'ai quelqu'un d'à peu près stable (pas un plan cul, donc). 

  De toutes manières, j'ai effacé son numéro, copié les rares messages échangés pour raison professionnelle dans ma boîte mail et j'ai mis ça de côté malgré une avalanche de larmes pour vider mon coeur. Je le savais mais le coeur a ses raisons que la raison ignore. Je ne mettrais absolument pas ma main à couper qu'il ne soit pas intéressé. Peut-être qu'il  n'osera pas s'il est tenté. Pour tout un tas de raisons qui sont toutes légitimes. Ou qu'il n'est pas intéressé et que je me suis trompée sur toute la ligne. Bien sûr, je pourrais le contacter pour lui poser des questions tout à fait légitimes, il ne pourrait ni s'en plaindre ni me le reprocher. A priori, personne n'a entendu notre échange et j'ai été assez intelligente pour tenir des propos détournés. Personne ne peut me reprocher d'avoir tenté ma chance et de lui avoir fait des avances voilées (et bien légères en vérité). M'accrocher. Mais je n'en ai pas l'intention et n'y ai jamais songé. A peine rentrée, j'ai effacé son numéro et séché mes larmes. 

  Mais j'ai osé me dévoiler et je ne vivrai pas avec ce regret. Cet homme gardera une place dans mon coeur, je l'ai aimé en secret durant deux ans, il aura compté pour moi malgré que rien ne se soit passé. De toutes manières, je compte sur un été faste rempli de rencontres et d'expériences nouvelles. Et LA rencontre qui sait?

mardi 20 avril 2021

Mais les confinements sont passés par là

   Avec G. , on se "voit" toujours. Du moins, on s'envoie des messages régulièrement pour se donner des nouvelles et se soutenir. Il est largement hors zone et ni lui ni moi ne faisons d'efforts pour se voir. Il est occupé, moi aussi. Il est déprimé, moi aussi. Il en a marre de cette situation de m..., moi aussi. Donc la situation pourrit sur place mais c'est aussi bien ainsi, en fait. On glisse doucement d'une relation à autre chose, la fin. On a le temps d'y penser et de s'y habituer petit à petit. 

  Mais les restrictions ont fait énormément de mal à cette relation, on ne va pas se mentir. Deux confinements, leur couvre-feu de mes deux et leur laisse trop courte pour qu'on se voit, le manque de loisirs extérieurs, de sorties a détruit cette relation à petit feu. Lentement mais sûrement. Parfois, je m'interroge sur cette volonté manifeste de détruire les relations humaines. Je veux dire que le gouvernement sait bien que tout le monde ne vit pas en couple, colocation, famille ou ne s'entend pas avec ses voisins. J'ai mes voisins et je sais m'occuper seule, heureusement pour moi. Et mine de rien, je suis plutôt résiliente et optimiste (entre deux séances de râleries bien naturelles). Mais les autres? Ceux qui vivent seuls dans leur chambre avec des voisins qui leur pourrissent la vie (j'ai connu et c'est horrible), au chômage ou pauvres (du moins, qui gèrent moins bien que moi leur budget ou n'ont pas le luxe de pouvoir le faire. Je peux tout à fait me nourrir de riz/pâtes/lentilles, pain/beurre, carottes crues pendant une semaine si ça me permet de m'acheter un livre ou un jeu de société pour m'occuper.).

  On est dans une sorte de zone grise. Pas des plans cul mais pas non plus de projets d'avenir. Un petit copain mais pas un petit ami. Donc oui, on se fait des restos, on va au cinéma ou en fest-noz de temps en temps pour donner de l'air à cette relation et se faire plaisir. Et c'est appréciable. Donc là, il reste les pizzas en livraison devant un film, c'est génial! Vraiment, c'est super bandant, c'est le cas de le dire. Sérieusement, ce n'est pas une vie! Mais ils s'en foutent, ils ont décrété que leur covid de mes deux valait bien la peine de détruire nos vies. Bien sûr, je ne parle pas de fest-noz géants dans une salle pas aérée. Mais une médiévale super étendue? Une fête foraine en plein air avec des stands hyper espacés? Un mètre de distance en plein air, ce n'est quand même pas la mer à boire, il me semble! Quitte à réserver en ligne et devoir imprimer un ticket en guise de jauge. Leurs mesures débiles détruisent nos vies mais ce n'est pas prêt de s'arrêter et ça pèse sur les relations actuelles et surtout les rencontres qu'on ne fait pas.

dimanche 6 décembre 2020

Qui dure...

   Je vois toujours G. . J'ai bien cru que le premier confinement allait sonner le glas de cette relation mais non, nous nous sommes envoyés des sms régulièrement. Entre les deux confinements, ça a été compliqué. Il a bien fallu faire tout ce qui avait été laissé de côté durant notre enfermement et les journées ne font que 24h. La période de liberté a été de courte durée, les possibilités de sorties festives très limitées, bref, les choses n'étaient pas normales. Malgré tout, nous continuons à nous voir quand on peut (pas en ce moment, vu que nous sommes assignés à résidence) malgré des emplois du temps serrés et pas toujours concordants. Je ne sais pas ce que tout ça va donner, je vis cette relation au jour le jour ne sachant pas ce que l'avenir nous réserve. Combien de temps avant de se dire que ça ne rime à rien vu qu'on est enfermés durant des semaines, privés de toute vie sociale puis libérés quelques semaines avant d'être encore parqués comme des bêtes chez nous? 

  Vu la situation actuelle, je vois mal comment les relations un peu sur la tangente qui n'ont pas eu le temps de se consolider peuvent tenir surtout si on "se mange" un troisième confinement qui sera insupportable sur le plan économique, psychologique et social. 

  Alors on vit au jour le jour mais le virtuel, ce n'est pas tenable et c'est cruel, en fait. C'est inhumain de séparer les familles et les couples ainsi. Les amis à la limite mais à ce niveau, c'est ignoble. En espérant être libérés pour les fêtes, on va en profiter mais comme on sera sans doute parqués en janvier, je ne donne pas cher de cette relation. Merci au gouvernement d'avoir anéanti toutes nos chances (en admettant qu'il y en ait eu un jour, bien sûr)!

samedi 15 août 2020

Qui vivra, verra...

  J'ai opté pour le silence radio avec G. qui a peut-être fait de même de son côté. J'ai fini par lui envoyer un message disant que je ne suis pas disponible ce week-end mais qu'on pourrait peut-être se revoir mais pas ce week-end. La réponse a été identique. Bref, en un mot, état stationnaire. Ayant fait le deuxième pas, j'attends qu'il fasse le troisième. Qu'il fera ou pas mais ça ne viendra pas de moi, je ne lui dois rien, tout est dit me concernant. Les choses sont dites; il y a une ouverture de mon côté s'il le souhaite et s'il se décide à se bouger le derrière.

  C'est la meilleure chose à faire, au final. Et ça ne m'empêche en rien de regarder ailleurs. Tant qu'il n'y a pas de concurrence ou de sentiments, il n'y a pas de souci. Ca ne change pas grand chose. Mais si ça change, il faudra bien mettre les choses au clair et prendre des décisions même si ça veut dire ménager la chèvre et le chou et jouer sur deux tableaux à la fois durant quelques temps.

  J'ai ma vie à gérer, mes passions, mes projets, mes sorties. J'ai l'impression que j'ai gagné en indépendance sur le plan sentimental depuis la dernière fois que je suis tombée amoureuse. C'est un renouveau en ce qui me concerne, comme une première relation tant j'ai changé depuis la dernière fois que j'ai eu des sentiments. J'ai continué à évoluer, changer, me rapprocher de la meilleure personne que je peux devenir, appris à m'accepter. Oui, je suis hypersensible, oui, si les sentiments renaissent, ça se fera en un claquement de doigts, une vague immense va survenir et emporter mon coeur en l'espace de quelques secondes. Je n'y penserai pas et la seconde d'après, j'ouvrirai les yeux en grand un matin, étendue sur mon lit en me disant "m..., je suis amoureuse". Je le sais mais j'ai cessé de lutter, c'est ainsi.

  Et peut-être que c'est pour ça que cette fois-ci, ça va fonctionner ou celle d'après. Je n'ai plus peur, au fond. Si ce n'est pas lui, ce sera le suivant ou celui d'après. J'ai peut-être gagné en sagesse, quelque part. Je l'ignore mais je crois que les choses n'ont jamais été aussi bien engagées de ma vie, le wagon est sur les rails, cette fois-ci. Je sais que je suis sur le bon chemin peu importe où il me mène. J'ai organisé ma vie de manière à n'avoir besoin de personne, même si je ne trouve jamais l'amour, j'aurai eu une vie pleine, riche et heureuse. Et c'est peut-être pour ça que ça va fonctionner. J'ai ENVIE de trouver l'amour mais ce n'est plus un BESOIN ou une MISE EN DANGER EMOTIONNELLE. Si ça rate, ça rate. Pas grave, ce sera le suivant ou celui d'après ou personne. Tant pis, j'écrirais des histoires, lirais des livres et jouerais de la musique tout en me cultivant intellectuellement.

jeudi 6 août 2020

Les charognards sortent de confinement

  J'ai fréquenté G. durant plusieurs mois il y a environ un an. Il m'a recontacté il y a quelques jours et ma foi, j'ai accepté de le revoir. Il est parti sans qu'on puisse se voir en vrai, ça s'est fait par sms et téléphone à cause des circonstances qui étaient difficiles.

  Bien sûr, après un an, la relation a été circonspecte et plutôt fraîche de part et d'autre ce qui est plutôt normal. Mais j'ai pu obtenir des réponses, c'est toujours ça. J'ai accepté de le voir parce que je m'étais dit pourquoi pas. Après tout, il m'invitait chez lui pour profiter de sa piscine avec thé glacé maison à la clé par un jour de canicule, je m'ennuyais, ça ne se refusait pas. Je suis arrivée en début d'après-midi et j'ai gardé mes distances, je l'ai laissé venir de lui-même tout en le jaugeant. Il est plus vieux que moi, physiquement très moyen et son corps a épaissi depuis la dernière fois. Je ne ressentais pas d'attirance particulière et ça ne m'a rien fait de me retrouver dans cet endroit que je connaissais bien.

  Après un temps de discussions et de baignade en tout bien tout honneur, il est venu à moi et il m'a embrassée. Je lui avais tendu une micro-perche en l'allumant un tout tout petit peu, je l'admets. J'aurais pu replacer mon haut de maillot qui glissait sous l'eau mais je me suis levée pour mieux voir et mieux voir sa réaction qui ne s'est pas faite attendre. J'avoue m'être laissé faire car avec le confinement et la lente réouverture de lieux de sortie, c'est "morne plaine" sur ce plan-là et sur internet, ça ne mord pas franchement. Au final, je suis restée manger et dormir mais il m'a clairement laissé le choix entre dormir toute seule ou avec lui ce qu'aucun homme n'avait jamais fait. Ils ont toujours sous-entendu qu'on dorme ensemble, libre à moi de refuser ou pas. J'avoue que j'ai apprécié cette franchise.

  Comme on était clairement bien engagés et que ça fait très longtemps que je n'avais pas dormi avec un homme, j'ai accepté. Pour moi, ça ne prête pas à conséquence.

  Les choses n'ont pas été fluides entre nous et même plutôt distantes. Je n'ai pas fait d'effort de conversation, tout avait déjà été dit entre nous la dernière fois qu'on s'est contactés et je n'avais rien à dire, lui non plus, la routine. Une vie banale métro-boulot-dodo, passions qu'on connaît déjà tous les deux et sur lesquelles il n'y a pas grand chose à dire. J'ai trouvé ça un peu gênant mais pas plus que ça. C'est de bonne guerre et normal au vu des circonstances. Je me suis sentie intimidée et je ne sais absolument pas si je risque de voir mon coeur vriller de nouveau. Lui? A dire vrai, lui briser le coeur ne m'importe pas vraiment parce qu'il m'a fait du mal. Même si je comprends son raisonnement mais on n'a pas la même échelle de valeurs.

  Mais il a eu un geste de pure gentillesse envers moi, je l'ai dépanné également. Un partout, balle au centre de ce côté-là. Laisser voir venir sans réfléchir? Pas pour moi, désolée. Et nos peaux se répondent toujours comme si elles ne s'étaient jamais quittées.

  Je n'ai pas la moindre intention de le recontacter, c'est à lui de le faire. Il m'a embrassée en se quittant, j'ai tourné la tête légérement pour toucher le bas de la joue, pas loin des lèvres pour lui laisser le choix tout en lui montrant une ouverture. Il a choisi de m'embrasser sur les lèvres. Peut-être parce qu'il a l'intention de me revoir une fois ou plus. Peut-être parce qu'il a voulu en profiter jusqu'au bout, après tout, un bon plan cul, il faut en profiter (mais visiblement pas lui donner une chance d'entamer une relation longue). Il m'a renvoyé un message une heure après auquel j'ai répondu de manière détachée. J'ai l'impression d'une sorte de retour à zéro sur le plan relationnel si on occulte les souvenirs communs et les choses à expliquer qui l'ont été de manière satisfaisantes, je crois.

  Le laisser venir, chercher ailleurs parce que je doute qu'il mérite la place d'homme de ma vie sauf s'il a changé mais bon, je n'y crois guère mais qui sait, danser sur un fil sans rien attendre. Je verrai. Tant qu'il n'y a ni concurrence ni sentiment qui pointe, ça ne pose pas de soucis. Je vais juste le laisser courir un peu après moi, ça changera.

  Ce qui m'étonne, c'est que mon oracle annuel m'a sorti pour juillet une idée de choix: affronter quelque chose ou choisir de laisser couler, sortir de ma zone de confort. Et pour ce mois-ci, d'agir selon mon humeur et mon bonheur immédiat, renaissance, prise de décision. Septembre, ne collerait pas du tout pour les deux oracles/tarots/jeux de runes que je croise toujours pour mes tirages annuels selon mon humeur. Je n'y vois qu'un guide quand je suis perdue, un choix auquel me confronter pour décider par adhésion ou conviction de manière tout à fait cartésienne. Et quand je ne sais vraiment pas, j'y vois une mise en garde.
En effet avec un mois de retard (mais ce n'est pas toujours précis car ce sont de grandes tendances), j'ai dû choisir d'affronter ce passé (et de l'engueuler/l'insulter/l'envoyer paître) ou laisser couler (car il n'est pas facile de recontacter quelqu'un, je le sais). J'ai affronté les choses, j'étais prête à remuer toute cette boue mais ni l'un ni l'autre ne l'avons fait ce qui est sans doute la chose la plus intelligente à faire.

  Agir pour mon bonheur et renaître, décider. Décider de lui laisser une chance tout en regardant ailleurs, en continuant à sortir. Si je ne trouve personne, je peux bien le garder quelques temps pour la bagatelle et si je trouve quelqu'un, on verra, soit faire un choix, soit une relation libre, soit qu'il décide pour moi et se déclare mais j'en doute soit le quitter et qu'il se déclare. Dans l'hypothèse où il me recontacte, bien sûr car je ne compte pas le faire la première ni du tout, en fait. Si je compte un tout petit peu, il ne pourra pas résister indéfiniment, il craquera.

  De toutes manières, à la rentrée, je relance la machine de guerre pour faire plier les choses, je ressors autant que possible en priant qu'on soit à peu près débarrassés de cette épidémie à la noix. Il sera en concurrence avec d'autres et je compte bien mettre la main sur une perle rare, durable ou pas, mais trouver "un parti convenable".

dimanche 17 mai 2020

Un an...

  Un an jour pour jour après mon dernier billet, je reprends la plume. Rien n'a changé. En même temps avec le confinement, c'est limité. Je n'ai jamais eu de nouvelles de E. ni d'explications. Il n'a pas su me dire ce qu'il voulait ou eu le courage de le faire ou il ne savait pas ce qu'il voulait et n'a pas eu le courage de le dire. J'ai gueulé par message interposé pour me vider émotionnellement pour passer à autre chose, vivre avec ça et je suis passée à autre chose.

 Il y a maintenant 8 mois, j'ai rencontré F. ; étudiant bien trop jeune pour moi, notre relation est professionnelle et ni lui ni moi ne pouvons passer cette barrière au risque d'avoir des soucis. Il est beau, gentil, il m'accepte comme je suis même si je suis une "cliente" plutôt casse-pied. Mais il ne se passera rien, il est beau et j'avoue que ça aide à passer des moments douloureux mais nécessaires. Il est tout à fait possible que je ne le vois plus à la rentrée de toutes manières. Et je doute qu'il soit intéressé par moi. Donc bon... Sinon rien, depuis le nouvel an (plutôt sympa mais terriblement ennuyeux mais je n'attendais rien donc pas de déception), je suis peu sortie au final. J'avais des impératifs financiers et des contraintes qui m'ont empêché de travailler, j'ai épargné chaque euro pour solder au plus vite mes factures à payer (taxe d'habitation et compagnie); ça allait mieux et paf! Confinement! Donc pas de sorties alors que je pouvais enfin dégager du budget pour ça. Je traine sur les sites de rencontre sans conviction pour passer le temps et les sorties OVS ne m'intéressent pas donc c'est un peu le néant et enchaîner les rendez-vous en payant 3 € à chaque fois pour pas grand chose, j'ai abandonné par lassitude. J'ai changé de stratégie, c'est ce que l'on fait quand ça ne marche pas. J'ai espéré croiser le prince charmant mais se faire draguer dans la rue autrement que par des lourdingues sortis de leur cité, apparemment, ça ne se fait plus. Maintenant entre les restrictions de sorties qui durent, le masque, autant dire que c'est au point mort depuis longtemps et que c'est parti pour le rester. J'ai un peu laissé tomber en espérant des allégements de restrictions pour l'été et donc plus de chances de rencontrer des gens.

  Et puis, il y a eu aujourd'hui. Encore un signe de lui, E. comme si le destin voulait me dire que je n'en ai pas fini avec lui. Je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis un an. Mais il y a des signes réguliers et très clairs chaque fois que j'ai voulu passer à autre chose. Pendant deux mois, il y a eu des signes très clairs que j'ai interprétés comme une possible façon de passer à autre chose même si certains ne pouvaient pas être de mon fait ou interprétés autrement au vu de la répétition. J'en ai déduit que je n'en avais pas fini avec lui, j'ai haussé les épaules et rangé l'information dans un coin car je n'ai jamais eu l'intention de faire quoi que ce soit à ce sujet, ce n'était pas à moi de le faire. Puis plus rien pendant un an et ça revient. Depuis quinze jours sans raison apparente (détail que j'avais totalement oublié mais je prends des notes maintenant et j'ai raison 80 % du temps lorsque je rouvre mon carnet donc je continue à noter même si c'est irrationnel/stupide/sans fondement scientifique. La dernière fois que c'est arrivé, j'ai ignoré les signes en haussant les épaules avant de finir par le croiser dix jours plus tard sans raison apparente (ni le lieu  ni le jour ni l'heure pour ça; pas comme si j'étais allée exprès vers chez lui à l'heure où il est supposé rentrer chez lui ou à l'heure où il sort du travail (je n'avais jamais regardé où c'était exactement)). Le décalage est toujours entre 7 et 10 jours. Alors, on verra mais je ne veux pas oublier ces alertes pour être prête à réagir cette fois-ci en ayant réfléchi à la situation. Je suis intuitive, CE N'EST PAS RATIONNEL mais à chaque fois, j'ai eu raison (80 % de manière très claire et nette et 20 % de manière plus diffuse et éloignée dans le temps) donc je le note dans un coin pour ne pas oublier ces détails et continuer à guetter les signes. A priori, il y a peu de risque/chance qu'il arrive quelque chose. Il m'avait dit avoir déménagé (réalité ou mensonge? Je n'ai pas vérifié), il a pu voir la voiture passer sous ses fenêtres et la reconnaître (elle a un signe distinctif même si c'est un modèle et une couleur que je croise souvent) ou reconnaître le modèle et de fil en aiguille en arriver à penser à moi. Je ne sais pas, j'espère ne jamais avoir de nouvelles, au fond, je suis plus tranquille ainsi et c'est mieux pour moi. Mais l'expérience m'a appris que chaque fois que j'ai ignoré les signes, je m'en suis mordu les doigts par la suite car je n'étais pas prête alors que j'ai eu des avertissements clairs et souvent à répétition.

  Donc si E. repointe son nez, c'est "bonjour, comment ça va, au revoir et bonne continuation". Il me manque l'homme de ma vie, bien sûr mais je suis heureuse dans ma vie même si ça pourrait être mieux avec un homme amoureux et que j'aime à mes côtés mais un homme immature, autrement dit un gamin, incapable de s'engager et de dévoiler ses sentiments même de manière voilée, non merci, je ne suis pas intéressée, c'est plus d'ennuis que de bonheurs. Il y a un homme pour moi quelque part qui saura se battre pour moi et se battra pour ne pas me laisser filer (la chose la plus efficace à faire étant de me dire qu'il veut faire un bout de chemin avec moi avec ses hauts et ses bas mais main dans la main, bref dévoiler ses sentiments d'une manière ou d'une autre). Et si je ne le trouve pas? Au fond, je ne suis pas malheureuse, je suis heureuse mais ce serait mieux avec un homme à mes côtés (et l'âge venant, comme je veux si possible des enfants, le temps presse), c'est sûr mais peut-être qu'il n'y a personne pour moi. C'est compliqué quand on est compliqué mais je suis comme je suis, je n'ai pas demandé à être différente de la majorité des gens, je ne peux pas me renier pour entrer dans un moule alors tant pis, je suis ce que la génétique, mon éducation et les évènements traversés ont fait de moi. Ce n'est ni mon choix ni ma faute, je dois faire avec et en tirer le meilleur.

  Je verrai bien...

vendredi 17 mai 2019

On ne change pas, on ne grandit pas

  Certains reconnaîtront une chanson de Céline DION. Un ex m'a rappellée il y a pas mal de temps maintenant, on a été boire un verre, on a parlé du passé qui restait douloureux pour moi et pour lui apparemment alors que c'est lui qui est parti. On a parlé de se revoir, nous avions tous deux besoin de temps. Pas de souci jusque là. Au bout d'un mois sans nouvelles, je l'ai recontacté par sms d'abord car un évènement qui pouvait tous deux nous intéresser aurait bientôt eu lieu par chez nous. Sans nouvelles, j'ai fini par me dire qu'il n'avait pas reçu mon sms et je lui ai laissé un message qui est resté sans réponse. Je ne lui ai pas mis la pression, je lui ai dit qu'il pouvait dire non s'il avait besoin de temps ou changé d'avis mais je n'ai à ce jour pas eu de réponse.

  D'un côté, je me dis que cette personne n'a pas changé, il m'a brisé le coeur, menti sur certaines choses et si je comprends qu'il n'ai pas osé me dire certaines choses à l'époque, apparemment, il n'en a pas tiré les leçons car il n'a toujours pas appris à communiquer et assumer ses choix ou il a voulu me faire du mal même s'il m'a dit ne jamais avoir voulu le faire.

  De l'autre, je me dis que c'est mieux comme ça sans doute. J'ai eu des explications qui corroborent ce que j'avais supposé à l'époque et il sait ce qu'il en est. Et comme il n'a pas changé (donc pas appris à communiquer et à s'assumer assez pour dire ce qu'il pense), je pense que c'est mieux ainsi, il m'aurait fait du mal et j'aurais eu le temps de m'attacher à lui de nouveau le cas échéant. Mais je ne comprends pas pourquoi il est venu rouvrir une plaie que j'avais mal cicatrisée certes mais avec laquelle, j'arrivais à vivre sans l'oublier totalement. Je vais devoir de nouveau panser cette plaie ce qui sera plus rapide que la dernière fois et repasser encore sur ma dernière rupture qui reste fraîche et douloureuse même si je m'en relève enfin. Mais voilà, lorsqu'il est revenu, j'étais prête, j'étais en mode "Au suivant!" et j'ai perdu un mois à cause de cela. Un mois durant lequel j'aurais pu LE rencontrer s'il n'était pas venu contrarier ma vie.

vendredi 15 février 2019

Les hommes sont-ils tous des goujats?

  Je crois que les hommes bien élevés, ça n'existe plus. Bon, j'avais trouvé quelqu'un avec qui les choses se passaient bien, on sortait, on s'entendait bien, on s'acceptait comme on était, je n'étais pas amoureuse, nous n'avons jamais parlé de l'avenir mais ça aurait pu venir une fois rassurés, une fois toutes les questions posées. Peut-être, je ne sais pas. Je lui ai donné bien plus qu'à la plupart des hommes que j'ai fréquenté. Il a eu des soucis de santé, une déprime, je l'ai soutenu à distance car il ne voulait/pouvait plus me voir. Et finalement, il me lâche à la saint Valentin par sms, bien sûr car goujat n'a pas le courage de dire les choses en face. Je me doutais que ça finirait comme ça, je le vis mal parce que je m'étais dit que peut-être pour une fois que mes bizarreries passaient sans souci, même si sur papier, ce n'était pas le prince charmant dont je rêvais, il aurait pu être un choix raisonnable. Pas la grande passion éternelle dont je rêve en secret mais une relation raisonnable, une vie à deux tranquille. A la limite, ça ce n'est pas grave. Mais là où je me suis trompée lamentablement, c'est que je le pensais adulte. Mais non, c'est un gamin qui ne respecte pas les autres comme tous les hommes ou presque.

  Du coup, je ne comprends pas en quoi c'est si compliqué de quitter quelqu'un en face? Oui, ce n'est pas un moment agréable mais ça permet de se dire au revoir en face. Je suis un être humain, pas un numéro sur une liste. Se prendre dans les bras, se dire ce qu'on a à se dire, pleurer si besoin, c'est normal surtout quand on risque de se recroiser par la suite et que la relation a duré plusieurs mois même si on n'a jamais parlé d'avenir, même si on ne s'est rien promis. Pour moi, c'est de la politesse de base. Même si je ne pense pas l'aimer, même si je doute que ce soit l'homme de ma vie qui m'attend quelque part (mais où??).

mercredi 3 octobre 2018

Life is a bitch

 Je me suis forcée à sortir un peu ces derniers temps. Je suis fatiguée, je ne récupère pas (boulot de m bonjour!!) et en désespoir de cause, je me suis forcée à sortir jusque tard pour me fatiguer physiquement et retrouver un sommeil normal (le début de semaine fut dur mais ça semble porter ses fruits). Sortie OVS, groupe introuvable bien sûr. Je jette un coup d’œil des fois qu'homme de ma vie potentiel passe dans le coin. Et il y a lui qui m'invite à danser. Trop vieux, physiquement "pas du tout mon genre" mais avec lui au moins, on discute, on se comprend sur plein de choses. Bref, ça se finit en discussion sur le parking et plus si affinités. On s'est revus le lendemain et si ça m'a fait du bien, je sais que ce n'est pas lui. Pourtant, je crois qu'il y a un progrès: ce n'est pas un homme qui attend qu'on le sauve, je crois qu'il s'assume comme il est et si je suis sans tabou en ce qui me concerne, je suis fatiguée de taire des parts de moi et qu'on me juge. Visiblement, mes bizarreries, ça ne lui fait ni chaud ni froid.

  Mais il commence à m'envoyer un peu trop de messages, ça me fait plaisir mais je crains de lui briser le cœur. D'un autre côté, deux solitudes qui sortent ensemble, ça multiplie les chances de faire deux couples et deux amis. Et j'en ai marre d'aligner des hommes sur mon tableau de chasse, je cherche la grosse prise. Oui, mais un dahut, ça ne se trouve pas comme ça. Je l'ai laissé entrer dans ma vie, je suis responsable de lui. Je sais que ce n'est pas lui et il va falloir que je le lui dise en espérant qu'il comprenne que je sais que c'est que ce n'est pas le bon même si ça ne semble pas rationnel.

  L'autre bonne nouvelle, c'est qu'il n'a fallu que quelques sorties pour trouver quelqu'un avec qui ça colle un minimum. 

mardi 21 août 2018

Belle comme le jour et seule pour toujours?

En ce moment, ça bouge dans mon entourage virtuel côté cœur. Et je dois me rendre à l'évidence, ce ne sont pas les plus jolies filles ou les plus intelligents ou cultivées ou avec ce quelque chose en plus qui les rend unique et différentes de la masse qui se casent le plus vite. A une exception près mais cette fille est jolie comme un cœur.

Oui, ce sont les moches et pas intéressantes qui se casent le plus vite. Pourquoi? Parce que les autres sont un challenge? Ou que leurs critères sont moins élevés (ça ne m'étonnerait pas vu certaines photographies de leurs amoureux qui sont parfois entre l'ours des cavernes et le viking; peut-être que le souci vient que mon prince charmant est entre le prince charmant de salon et l'artiste un peu rêveur).

On m'a déjà dit une fois que je faisais peur aux hommes, que je mettais la barre haut rien qu'en me voyant. Je suis difficile avec les hommes physiquement, je n'y peux rien. Mais le sous-entendu était "tu es jolie et on n'ose pas t'aborder". J'avoue ne pas bien comprendre la logique, je suis comme je suis et je ne comprends pas pourquoi une fille jolie (critère subjectif) seraient inabordable. Et si c'est vrai, raison de plus pour foncer car il y a moins de concurrence, non?

Parce que franchement, les deux filles auxquelles je pense ne sont pas cultivées du tout (hormis sur les festivals de métal), s'habillent visiblement avec le premier sweat-shirt et pantalon large de leur placard et surtout elles sentent mauvais. Vraiment, j'ai dormi en tente avec l'une d'elle une nuit et j'ai cru vomir (elles ne se lavent pas à l'eau, ça n'aide pas, c'est sûr et comme je suis sensible aux odeurs, ça a été un calvaire à tel point que j'ai dormi ailleurs). Et physiquement, elles ne sont pas mon genre, on va dire. Et je me suis souvent fait la réflexion en voyant mes collègues, ce sont quand même les plus "connes" qui sont casées, les autres avec de la conversation, cultivées, curieuses de tout avec de vraies qualités humaines et qui s'habillent classe sont plus souvent seules.

Il en faut pour tous les goûts mais j'ai du mal à comprendre qu'une fille qualifiée de jolie (mais ça veut dire quoi, jolie?) et cultivée avec son univers à elle fasse plus peur que les filles basiques et au fond, assez insignifiantes. Mais peur de quoi??

dimanche 19 août 2018

Lâcheté, égoïsme, stupidité ou souci mental?

Ces deux dernières semaines, j'ai beaucoup discuté avec un homme rencontré via un site de rencontres. Le genre empressé à attendre impatiemment qu'on discute par sms. Il n'habite pas tout près mais rien d'insurmontable; a priori physiquement pas mal, éventuellement prêt à tenter une longue relation, un gamin mais à nos âges c'est dur de trouver un homme célibataire et sans enfants. On finit par se voir chez moi, on boit un verre, il n'a pas mangé, je lui fais un repas vite fait avec les fonds de frigo. Bref, on discute, c'est sympa. Il me plaît moyennement sans me dégoûter, il m'a dit que je lui plais quand je lui ai posé la question. Je me dis pourquoi pas si on s'entend sur le plan intellectuel.

La discussion est laborieuse mais on ne se connaît pas donc ça n'a rien de choquant. A un moment, il sort pour acheter à boire, je suis en train de ranger les restes du repas, je dis ok et j'attends. Une demi-heure passe, je ne le vois pas revenir, je commence à trouver le temps long, je me dis qu'il n'a pas dû trouver un magasin ouvert dans le coin. Je me remets à lire, le temps que je finisse mon livre, une heure est passée et je regarde mon téléphone. Toujours rien. Je me demande si c'est moi qui aurait mal compris mais normalement, on se fait la bise et on remercie quand on part de chez quelqu'un même si on se plaît sans que ce soit le coup de foudre et même s'il ne s'est rien passé du tout.

J'ai fini par envoyer un message pour clore les choses proprement pour moi (et pas pour lui dont je n'ai rien à faire vu son attitude) en le remerciant d'avoir fait la route (personnellement, je ne l'aurais pas faite, j'étais fatiguée) et en lui demandant s'il s'est perdu en route. Je n'ai pas de réponse, je suppose donc que Monsieur est rentré gentiment chez lui sans avoir pris la peine de me dire au revoir.

Pourquoi? Je n'en ai pas la moindre idée et je ne comprends pas. L'aurais-je revu? Peut-être une fois histoire de voir si on pouvait se plaire sans grande conviction et pour ne pas avoir de regret. On ne m'avait jamais fait le coup et si au fond, je m'en fiche un peu, j'ai fini mon livre et malgré la discussion laborieuse, ça m'a fait plaisir de parler avec quelqu'un et pendant quelques jours d'avoir quelqu'un de qui attendre des nouvelles le soir venu, je m'interroge sur les gens. C'est quoi leur problème?? Il m'aurait dit "je vais rentrer, tu ne me plais pas plus que ça, merci pour le repas", j'aurais répondu "merci d'avoir fait le trajet, bon retour" et c'est tout. En quoi est-ce si difficile donc?

Je sais que j'ai des valeurs d'une autre époque mais des fois, j'ai beau chercher, je ne comprends pas les gens.

mardi 8 mai 2018

Sites de rencontre et clichés La bonne vibration

De guerre lasse, j'ai tenté un nouveau site de rencontres.
Entre les abrutis qui demandent une photographie alors que j'ai précisé dans mon profil qu'ils peuvent toujours attendre pour ça, les gars qui ont l'âge de mon père ou presque qui me contactent, j'ai envoyé "aux toilettes" (pour rester polie) les trois quarts des hommes qui m'ont contactée. Sur le quart restant, j'ai gentiment éconduit les trois quarts pour de bonnes raisons. Bref, que de temps perdu pour rien. Au final, je discute avec un gars mais je ne sais rien de lui. Ce qu'il aime, qui il est. A croire que rien ne l'intéresse dans la vie.

En fait, je me demande si je ne cherche pas quelqu'un de passionné (non, le football, ça ne compte pas!!), quelqu'un avec une flamme au fond des yeux et du cœur qui pourra peut-être même m'initier un peu à sa passion et lui aux miennes. Quelqu'un qui comprendra que si je travaille, non, je ne vais pas passer ma soirée devant la télé (si mais dans ses bras et avec mon ordinateur ou mon carnet sur mes genoux pour écrire mes histoires ou noter des idées; ou que je vais manger le début du film pour jouer de la musique une fois les enfants couchés). Plus ça va et plus je me sens "dans la panade". C'est compliqué, ça va être compliqué mais je vais finir par tomber dessus. Un jour, mais quand?

lundi 30 avril 2018

Désespoir et temps qui passe

Ces derniers temps, je sors un peu plus. Mais déjà croiser des hommes célibataires dans mes âges est difficile, qui me plaisent encore plus et à qui je plaise, ça fait beaucoup de si, sans parler de compatibilité. Et si je suis avec un groupe, ce n'est pas évident de le quitter. Je commence à avoir peur, je n'ai jamais imaginé ma vie sans enfants et sans amoureux, je n'ai jamais imaginé être où j'en suis actuellement mais je panique par moments. Peur de vieillir, peur de le rencontrer trop tard, peur d'une ménopause précoce, peur de ne pas avoir le choix. Je veux des enfants, la question ne s'est jamais posée mais aujourd'hui, elle se pose.


Mais à côté de ces moments de désespoir, j'ai confiance. Je sens que le changement, c'est maintenant, ça arrive, c'est le meilleur moment, je suis prête. Parce que j'ai suivi mon chemin de vie, j'ai réglé mes problèmes et ça a été plus long que prévu, j'ai trouvé mon équilibre, je sais qui je suis, ce que je veux et ce dont j'ai besoin pour être moi, être bien dans ma peau, dans ma vie, j'ai trouvé ma mission de vie. Et j'ai fait ce que j'avais à faire, il me reste un roman à écrire et j'aurai tenu la promesse que je me suis faite étant enfant, le moment n'est pas venu encore, ça mûri mais d'ici l'année prochaine ce sera chose faite, j'aurai écrit le fin mot de l'histoire qui a bercé mon enfance et qui a permis à l'enfant que j'étais de survivre sans amour inconditionnel, sans espoirs, sans encouragements, sans câlins, sans soutien. Je sais quoi y mettre mais l'histoire principale doit mûrir encore pour former la trame derrière l'histoire, le fil conducteur.


Je me console en me disant que l'hiver a été long et froid et que mon prince charmant est sans doute plutôt resté boire des bières avec ses amis en jouant à la console que sorti boire un verre dans un bar. Mais le beau temps revient timidement et mon prince charmant va recommencer à sortir dehors et comme l'hiver a été long, j'ose espérer un bel automne. Je vais essayer de profiter des week-end pour sortir même si niveau sous, ça coince vu que c'est compliqué sur le plan professionnel cette année (c'est de pire en pire et cette année, on touche le fond. Quand l'économie ira-t'elle mieux? Parce que ça commence à faire long! Et honnêtement, je ne supporterai pas une année de galère supplémentaire, je vais finir par aller vivre en autarcie dans un coin perdu dans la nature si ça continue; et j'irai brûler diplômes et cv dans un feu de joie purificateur).


Mais j'y crois dur comme fer, je le sais, le moment approche, je suis prête, je ne laisserai pas filer s'il se présente. De toutes manières, j'ai tiré les tarots et les runes en début d'année et pour l'instant, je ne me suis pas trompée (pourtant, je n'y crois pas mais je savais que je devais le faire, j'ai suivi mon instinct et je ne relis jamais mes tirages car je n'y pense pas). Et sur les trois premiers mois de l'année, j'ai tout bon alors que j'ai froncé les sourcils quand j'ai fait mon tirage le 31 décembre. J'ai ricané en silence en me disant n'importe quoi. Un exemple? Mars a été dur, j'en ai parlé dans le bilan, le conseil était Prendre soin de moi et c'est ce que j'ai fait (évidemment). Pour avril: perte et nouveau départ. Et c'est ce que j'ai fait, j'ai perdu mes illusions et je négocie un nouveau départ dans ma vie, un virage à 180 ° que je n'aurais JAMAIS imaginé en janvier ou l'année dernière. Alors, je vais faire un peu de psychologie positive et de méthode Coué, je vais y croire dur comme fer. Au pire, ça m'aidera à ne pas lâcher et à faire ce que je dois faire pour trouver la bonne personne et si ça ne marche pas, je vais hausser les épaules en me disant qu'en même temps, c'est du hasard (scientifiquement, même si mes tirages sont toujours bons mais c'est sujet à interprétation, certes mais ça colle toujours depuis des années (ceci dit, j'en fais peu et vraiment quand je suis totalement perdue; ça limite les erreurs sur peu de tirages mais il y a des choses qu'on ne peut pas inventer/interpréter autrement a posteriori)).


Et puis, il y a le signe que j'ai tant attendu, ce bijou qui me disait de rêver alors que je n'entre jamais dans cette boutique, que je ne vais jamais dans ce centre commercial et que je n'avais rien à y faire normalement. J'avais demandé un signe du ciel et il m'a été envoyé, j'ai su que je devais aller là-bas et je l'ai fait; et j'ai trouvé mon signe. Je dois me remettre à rêver et y croire encore.





jeudi 19 avril 2018

Jusqu'où iriez-vous pour l'amour?

  Oh, j'ai bien compris que mon coup de cœur/fantasme sur un charmant monsieur inaccessible n'était qu'une question posée. Si tu rencontres un beau musicien, célèbre, qui vient dans un autre pays avec les contraintes liées à ce métier (voyages (le suivre ou pas? Qu'en est-il de ma non-carrière professionnelle dans ce cas?), le suivre dans un autre pays (et tout abandonner? Que faire en cas de séparation avec des enfants? Devoir apprendre une nouvelle langue?), l'argent (oui, je me fiche royalement de l'argent mais lui? Un de mes ex n'a jamais compris pourquoi je dépensais si peu (réponse, je n'avais pas accès au compte commun et des ressources limitées) mais oui, de temps en temps, je craque sur des choses plus ou moins futiles mais je suis peu dépensière, au final) et le "milieu" (la drogue, les filles qui tourneraient autour, le travail personnel qui lui laisserait peu de temps pour une vie normale). Bref, je sais que la question sous-jacente est Si tu trouvais l'amour avec quelqu'un pas du tout dans tes critères, le genre auquel tu n'as jamais pensé, avec un certain nombre de contraintes, du genre relation pas simple, tu dirais oui?

  Il y a 6 mois, j'aurais dit Non, jamais. Mais aujourd'hui, ce qui compte, c'est l'amour et certaines valeurs (fidélité, respect, honnêteté); la seule réelle question dans ce cas fictif, serait mon avenir professionnel difficile à assurer avec un conjoint qui voyagerait beaucoup et pouvoir le suivre. Mais ce n'est pas le plus difficile à régler (vu où en est ma vie professionnelle, en plus).

  Bref, j'imagine que je suis à un point de ma vie où j'ai accompli des choses, j'ai suffisamment réfléchi sur moi pour savoir plus que jamais où je vais et surtout ce dont j'ai besoin, ces dernières semaines, j'ai réfléchi à la manière de les intégrer à une vie professionnelle normale (35 h + les transports soit 10 heures pas chez moi, des enfants (ce qui suppose écrire une fois qu'ils sont couchés et trouver le temps de jouer de la musique quand même avec casque et sourdine en semaine) donc un sommeil réduit et une efficacité accrue ainsi que de la constance (même si je suis fatiguée, tant pis, jouer deux fois 20 minutes quoi qu'il advienne; quitte à prendre mon ordinateur portable pour écrire à la pause déjeuner). C'est ça que j'avais besoin dans ma vie, c'est ça qui compte dans ma vie.

  Alors si je rencontre un monsieur qui vit loin de chez moi ou avec un métier pas simple, tant qu'il sait qui il est et où il va, qu'il est lui-même et accepte que je ne suis pas quelqu'un de si simple que ça, je le suivrai presque au bout du monde. Et ça c'est nouveau, peut-être parce que j'ai mûri, peut-être parce que de désespoir, j'ai fini par abandonner des choses en cours de route mais qu'importe. Aujourd'hui, j'ai suffisamment rempli ma vie pour ne plus avoir peur de souffrir, de me tromper ou des difficultés (mesurées, cela va de soi).





vendredi 23 mars 2018

Rêve de midinette


Il y a quelque temps, j'ai eu un coup de cœur pour un artiste. Je suis tombée dessus tout à fait par hasard en regardant des video sur Youtube d'une artiste que j'adore. Et j'ai eu un vrai coup de cœur pour lui, pas uniquement musical. Je n'ai pas cherché plus loin, il joue comme un dieu, j'adore ce qu'il fait, j'adore sa musique, sa technique me laisse pantoise tant cela semble fou. Je me suis mise à son instrument il y a quelques temps et quand je compare ma vitesse et la sienne, je n'ose imaginer les heures et les années de travail pour arriver à ce niveau. Bref, c'est un virtuose qui a son répertoire à lui et dont la musique m'a été droit au cœur. Un coup de foudre musical; ce n'est pas le premier: j'ai découvert nombre d'artistes par hasard, une chanson, une voix, un style, des frissons, mon cœur s'emballe et je tombe "amoureuse" de ces artistes que je suis d'année en année. Ils sont peu nombreux (même si au fil des années, la liste tend à s'allonger) et j'attends toujours avec impatience la sortie de leurs albums. Mais ça s'arrête là, je regarde de temps en temps (genre une fois par an) s'ils ont un album en préparation ou sorti (il m'est arrivé de me rendre compte qu'ils ont sorti un album deux ans auparavant sans que je sois au courant, je ne suis pas une bonne "groupie").

  Sauf que lui, ça a été un coup de foudre pas uniquement musical. Il n'est pas beau (il n'est pas laid non plus mais je le verrais en photo, je dirais "il n'est pas top" sans aller chercher plus loin), il a bien des choses que je n'aime pas (des tatouages, un style vestimentaire qui lui va bien et qui m'énerverait un peu si c'était mon petit ami (bien sûr, je n'essaierais pas de changer un petit ami, s'il aime son style vestimentaire, c'est son choix. Si je lui offre des chemises parce que ça lui irait bien mais qu'il ne les porte jamais, franchement, je m'en "fiche". Je suis du genre à me dire que tant qu'il est bien dans sa peau et si en plus, je l'ai connu comme ça, je m'en fiche. Ceci dit, ça se discute pour des modifications physiques importantes type un tatouage sur tout le dos ou de la grosse chirurgie esthétique; mais en théorie, si je le voyais de dos vite fait en passant, son aspect extérieur fait que je ne le remarquerais même pas)). Je précise qu'il n'a pas de gros tatouages mais un style bad boy qui lui va bien certes mais bon, ce n'est pas ce qui m'attire en général. Pour moi, ça renvoie un peu à un manque de maturité, même si je sais que c'est inconscient et que ça ne veut rien dire mais spontanément, je vais moins regarder un homme avec des jeans déchirés qu'un homme avec des vêtements normaux.


Oui, il a du charme, un beau sourire, il a l'air gentil (mais ça ne veut rien dire, c'est peut-être un gros c... avec des caprices de diva qui se drogue et prend les gens de haut; en plus de courir les filles (ou les garçons d'ailleurs)).  Pire, il ne vit même pas en France, même si l'âge pourrait correspondre. En plus, c'est un artiste donc entre les voyages et le travail quotidien, je pense que c'est le genre de personne qui a peu de temps à accorder à une femme ou une famille. Bref, ce pauvre garçon n'a rien ou presque pour me plaire sur le papier (sans rancune).

  Adolescente, j'ai toujours regardé avec pitié les filles de ma classe qui s'imaginaient épouser des artistes à la mode. Déjà, de base, si c'était le cas, je ne m'en vanterais pas, ça reste du domaine du fantasme. Mais d'ordinaire, mes fantasmes se basent sur des hommes imaginaires ou des ex petits amis. C'est assez inédit et déroutant. Les interprétations des rêves que j'ai trouvé parlent d'échapper à la réalité, de soif de reconnaissance ou d'être prêt à tout pour arriver à mes fins. Toutes me semblent erronées; échapper à la réalité, je peux le comprendre mais c'est déjà ce que je fais par l'art en général donc ma foi, ça me semble bizarre mais plausible. Le reste, ce n'est pas moi, pas dans ma façon d'être et je doute que ça change. Bien au contraire, il me ferait fuir, la célébrité et l'exposition médiatique (même faible, j'imagine) ou même le fait d'avoir vraiment beaucoup d'argent ne m'intéressent pas du tout. Je suis une fille simple qui rêve d'une vie simple.

  A moins que ce ne soit un rêve prémonitoire et que c'est une alerte rouge: je vais rencontrer un musicien qui aura un rôle à jouer dans ma vie. Peut-être que ce sera l'homme de ma vie (on a le droit de rêver, non?) ou un ami ou juste une personne avec qui je vais parler quelques minutes qui me donnera une clé pour avancer dans ma vie, réfléchir sur un aspect de ma vie que je n'ai jamais pris le temps de questionner ou il me fera comprendre que je dois m'investir dans la musique plus que je ne le fais déjà. Je mise presque tout sur l'écriture, je ne pense pas avoir de don particulier pour la musique mais peut-être que cette personne me fera comprendre que je dois travailler plus ma musique parce que ça en vaut la peine, contrairement à ce que je crois.

  Trêve de plaisanterie, je crois que ce rêve veut surtout dire que je dois y croire encore un peu; quelqu'un m'attend, quelqu'un viendra un jour et comme cet homme dans mes rêves, les choses seront naturelles. Ni lui ni moi ne nous poserons la question du pourquoi et du comment faire: il y a un problème, on trouve une solution pour que ça marche et que ça continue pour essayer de voir si ça peut marcher. Ca me changerait de trouver un homme "qui ne fait pas tout sauter" quand il a de gros problèmes. Trouverais-je donc bientôt  une espèce rare: un homme mature? Au moment où je lutte pour continuer à y croire?


  Sans rancune D. ; même si tu es un artiste de génie, tu n'es pas mon genre si je suis honnête avec moi-même, je ne vois pas "ce que je peux  bien te trouver" (hormis ton joli sourire et tes jolis cheveux longs et tes jolies mains et ta merveilleuse musique mais ça ne suffit pas). Néanmoins, je vais guetter un charmant damoiseau aux cheveux longs qui aime la musique. Qui sait si je n'achèterai pas ton CD pour te remercier de m'avoir envoyé un signe?

mardi 27 février 2018

J'ai testé Tinder

Pour voir, on ne sait jamais et qui ne tente rien n'a rien. C'est à la mode, je me suis dit pourquoi pas? J'ai vu, j'ai été déçue et j'en suis revenue.


Déjà, le principe de base n'est pas mal vu que l'application permet de voir des profils proches de chez nous et de les trier rapidement (on a en gros, si je ne me trompe pas, le pseudo, l'âge, la ville et la photographie). J'ai personnellement assez vite fait le tour, pas grand chose d'intéressant (oui, le langage sms, c'est rédhibitoire... Pour moi, ça veut dire que "je m'en fiche"); j'ai eu quelques coups de cœur sur mon téléphone portable les deux premiers jours puis plus rien, je n'ai contacté qu'une seule personne qui n'a pas répondu;


J'ai découvert que le site internet est un site de rencontre classique alors, je me suis dit pourquoi pas même si je commençais à cerner les profils. J'ai été assaillie par les abrutis habituels qui ne savent pas lire (tu habites à l'autre bout de la France? Ca va être un peu compliqué, non??/ Tu as 20 ans? Tu sais que je pourrais être ta mère (en étant très précoce, certes)) ou écrire ("Salut, ça va?" et c'est tout. Normalement, on se base sur le profil pour trouver un élément du genre, "j'ai vu que tu aimes lire, moi aussi". Ou "moi, c'est truc, j'aime ça, ça et ça, j'ai vu que tu aimes ça, ça a l'air bien blablabla"). J'ai aussi eu droit à  beaucoup de gens qui donnent... leur numéro de téléphone, comme ça à une inconnue (qui peut très bien être Gérard, 60 ans, 2 mètres, joueur de rugby qui a envie de faire une bonne blague en effrayant un petit jeune trop naïf; je précise que je n'ai rien contre les sexagénaires, les joueurs de rugby et les Gérard) sans oublier les photographies peu habillées qu'on n'a pas envie de voir (personnellement, ça ne m'intéresse pas sauf si c'est mon amoureux du moment).


J'avoue que ça m'a énervée donc j'ai commencé à les envoyer paître en mode, tu te prends pour qui, ça t'arrive souvent d'envoyer des photos pas très habillées à des inconnues?/aborder les gens dans la rue comme ça?/ tu aurais besoin de prendre des cours d'orthographe, je ne déchiffre pas le langage SMS. J'admets pouvoir être méchante parfois mais à un moment, ça m'énerve. Si on veut entrer en relation avec quelqu'un, on met des formes et si on veut être compris à l'écrit, on écrit correctement (je n'ai pas envie, de déchiffrer).


J'ai été assaillie de gens qui n'entraient pas dans mes critères (définis dans mon profil: personne de mon âge à 10 ans près environ et vivant pas trop loin; rien de compliqué) et au final, j'ai rapidement été confrontée à l'achat de crédit pour pouvoir continuer les conversations alors que je n'en suis pas à l'origine. Disons que souvent, c'est celui qui contacte l'autre qui paie (pas juste mais bon). Bref, j'ai laissé tomber à ce moment-là, j'avais fait le tour. Pareil, j'ai désactivé l'application, je ne voulais pas voir ma facture internet exploser et franchement, il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent par chez moi.


Bref, je crois que j'ai vraiment tout essayé...

jeudi 15 février 2018

Saint Valentin que fais-tu?

Une nouvelle saint Valentin en solitaire. Pourtant, j'y ai cru! Depuis le début de l'année, je m'oblige à sortir malgré le budget serré, la fatigue, le froid, la pluie et la déprime. Pour rien. Des soirées où je me suis ennuyée, avec des conversations qui ne m'intéressaient pas franchement et pas de coup de cœur, pas de drague. J'étais fatiguée, déprimée, pas bien, ceci explique cela. Mais zut à la fin! Pourquoi je n'ai pas moi aussi droit à ma part de bonheur? A mon âge, je devrais avoir eu les deux enfants que je voulais et résolu la question d'avoir ou non un troisième petit avec chéri-chéri. Mais rien de tout ça n'est venu.


Du coup, je me suis fait un petit repas avec un film surtout que j'avais un rendez-vous pour un entretien qui m'a pris pas mal de temps pour pas grand chose; en plus, je suis fatiguée et malade. Même sans être motivée, j'avais regardé les sorties pour boire un verre sur OVS, la vie cette s...lope a choisi pour moi: je suis malade, brûlante de fièvre, fatiguée, tout juste bonne à comater devant un film (que je n'ai même pas regardé jusqu'à la fin) avec en plus un temps de chien qui me conforte d'autant plus dans l'idée de ne même pas évoquer l'idée de bouger.


Je me demande de plus en plus s'il y a quelqu'un pour moi. La solitude me colle à la peau et je me dis que plus j'irai mieux, plus ça ira mieux. Mais rien ne change. Je suis trop différente, trop rêveuse, trop gentille, trop avec des centres d'intérêt de vieux, trop touche à tout (pardon, trop fille qui effleure des tas de domaines sans approfondir), trop intimidante car trop belle (on me l'a dit plusieurs fois * lève les yeux au ciel*). Bref, je suis trop moi, au final. Trop différente des autres.


Et alors? En quoi c'est grave d'aimer les musées à mon âge? D'avoir besoin de temps pour ma musique ou écrire (ok, pour la musique mais c'est une grosse demi-heure par jour! Je peux écrire en discutant avec quelqu'un!)?


Et où le rencontrer? Internet, j'ai essayé et abandonné après plusieurs années où j'ai perdu beaucoup de temps pour rien. Sortir? Via OVS à m'ennuyer? (ceci dit, je peux avoir la chance de tomber sur LA personne avec qui ça va passer) Seule? (j'ai tenté d'aller manger dans un restaurant rapide et de manger sur place, me poser pour lire, je me pose la question de prendre mon carnet à dessin quand il fera beau et de me poser quelque part (mais le temps est pourri), j'ai voulu aller boire un verre seule et au final, j'ai mangé en ville à prix d'or et j'ai marché dans les rues où tout le monde était en groupe et où personne ne m'a regardée).


Pourquoi la vie bloque le passage? Pourquoi refuse-t'elle de me donner les seules choses qui importent à mes yeux (et ce n'est pas grand chose)? Certes, je n'ai besoin de personne, j'en ai envie, je ne suis plus dépendante des gens, je suis capable de rester seule pour ne pas rester dans une relation bancale contrairement à beaucoup de gens. J'ai réalisé presque tous mes rêves, sauf trouver un travail qi me plaise (rêve abandonné), quelques envies au niveau des langues (en projet quand j'aurai le budget) et des rêves de voyage qui dépendent du put...réfié de cdi que je n'espère plus trouver. Il me manque de trouver l'amour et avoir des enfants pour avoir fait tout ce que je voulais car au fond, hormis le cdi, le reste n'est qu'une question d'argent (et donc de temps).


Le temps passe et si je ne trouve pas rapidement, je peux dire adieu à mes espoirs de maternité. Je me donne jusqu'à la fin de l'année mais ensuite? Trouverais-je des raisons de continuer à y croire?


Saint Valentin, tu n'es qu'un gros enfoiré. Moi aussi, je voulais un dîner en amoureux (vu le temps, on serait restés chez nous), un bon repas, une bonne bouteille, des chocolats, une babiole qui fait plaisir, des bisous, un film dans les bras de mon amoureux et m'endormir dans ses bras. Au final, j'ai eu un petit repas fait par moi-même, des bonbons que je me suis offert à moi-même, je voulais une boisson mais mon budget était très restreint, pas de chocolats mais des bonbons c'est moins cher, pas de petits cadeaux, un film enroulée dans ma couverture car j'avais froid et les seuls bras qui m'attendent sont ceux de Morphée.
Mais j'ai passé une soirée seule, malade, devant un film, fatiguée en prime.


Parfois, je me demande s'il y a seulement quelqu'un pour moi? Je suis trop moi, en fait: trop compliquée, rêveuse, touche à tout, romantique, gentille ou je ne sais quoi. Si au moins je savais quoi faire mais j'ai tout essayé: sortir via OVS, sortir seule, les sites de rencontre. Je n'ai pas de connaissances qui puissent me présenter du monde ou juste sortir avec moi, mes connaissances les plus proches sont difficiles à bouger/en couple et mes amis vivent tous loin. Enfin, demain est un autre jour et j'espère ne plus passer une saint Valentin seule.

vendredi 8 septembre 2017

Une grossesse plus tard, où j'en suis...

  Je n'ai toujours pas trouvé l'homme de ma vie (et je ne suis pas enceinte).

  J'ai juste cherché à rencontrer des gens, en fait. Et j'ai été déçue, très déçue. Médiocrité. Bassesse. Voilà, ce que j'ai rencontré, pourtant j'y ai cru. Mais je cherche un peu de noblesse dans mes relations avec les gens: des valeurs morales qui je le crains n'ont plus cours aujourd'hui.

  Je ne cherche pas la mer à boire: gentillesse, honnêteté, ouverture d'esprit, humanité et suffisamment de confiance en soi et de connaissance de soi pour s'assumer. Tu ne veux plus me voir? Ok mais tu le dis sans détour ou atermoiements sans fin.

  J'avais un peu laissé tomber internet. J'ai espéré tout ce temps faire de vraies rencontres. Mais rien. Les gens font la tête, ne parlent pas entre eux et en soirée, ils restent en troupeau collé-serré sans s'ouvrir aux autres.

  Pourtant, je parle avec les gens. Il y a eu de gros soucis de transport en commun à un moment, je travaillais à cette époque-là et je discutais avec mes voisins pour passer le temps ou détendre l'atmosphère, que faire d'autre? Les seuls qui étaient contents de parler étaient les vieux. Les plus jeunes restaient les yeux rivés à leur fichu téléphone portable ou se calaient bien dans un coin de l'arrêt de bus en baissant la tête.

  Du coup, je crois que c'est générationnel. Ou pas, certains de mes anciens voisins ont mis plus d'un an à me dire bonjour. Et j'ai entendu des choses (les murs sont fins): comme quoi, avoir un appartement "grand" à mon âge blablabla; qu'ils voulaient que je dégage (pourquoi? Parce qu'un jour, j'ai demandé qu'ils fassent moins de bruit à deux heures du matin, alors que je me levais à six heures le lendemain pour travailler). Ou c'est la région? Le fait d'être en ville? La crise économique? Pour moi, c'est une bonne raison de se serrer les coudes bien au contraire.

  Mais je crois que la crise joue. Les gens sont de plus en plus pessimistes, égoïstes et individualistes. Dommage, la chaleur humaine fait du bien et elle est gratuite. En fait, je n'ai pas les mêmes valeurs que les gens de mon âge, le même référentiel. J'ai des défauts bien sûr, mais pas les mêmes en quelque sorte.

  Pourtant, j'ai fait de belles rencontres. Un en particulier, la situation est compliquée mais je suis tombée sur une personne gentille, vraiment gentille et qui m'a dit les choses de manière directe sans mensonges. Et puis des petites attentions, ça réchauffe toujours le cœur. Et ça ne coûte rien.

  Je ne suis pas de cette époque, une personne très proche me le dit souvent d'ailleurs (en manière de moquerie, je précise). Mais je préfère en fait. Je suis un extra-terrestre mais j'y crois, un jour, je trouverai mon alter ego, un jour. En attendant, je souris plus que jamais, parce que j'ai envie. Tant pis si je suis la fille qui sourit alors que tout le monde fait la tête. Qui sait si je ne vais pas contaminer une personne puis une autre et créer une nouvelle épidémie?

mercredi 28 décembre 2016

Décision

 
Cette année a été une année de solitude, j'ai fait peu de rencontre au final. Et je n'ai pas été chanceuse sur ce plan-là malgré une sélection drastique.

L'un m'a laissée attendre dans le froid sans me dire qu'il m'avait vue et que je ne lui plaisais pas. Heureusement que je n'ai pas attendu et que je l'ai relancé pour savoir où il était. Je l'ai "incendié" par sms mais bon, voilà. Ce n'est pas correct.

Un autre, un peu jeune, sortait d'une rupture et s'est rendu compte que c'était trop tôt pour lui. Ca n'aurait rien donné donc bon.

Un autre a rencontré quelqu'un juste après notre rencontre. Ca arrive mais d'une, il me plaisait beaucoup; de l'autre, j'ai été mortellement jalouse: pourquoi ça lui arrive à lui et pas à moi qui suis seule depuis des années maintenant? Je me dis qu'il a peut-être eu le cœur brisé par cette relation et que sa "chance" n'en était pas une mais sur le moment, c'est dur à avaler.

Depuis deux ans que je suis seule, j'ai espéré que le destin ferait un peu son boulot. Cupidon, tu fous quoi? Tu roupilles??? Mais c'est toujours le même constat au final: c'est dur de rencontrer des gens dans "la vraie vie", "sans rendez-vous sur internet, sans entremise, juste comme ça" (tiré de la jolie chanson Juste comme ça).


  J'ai passé ces deux ans à espérer trouver l'âme sœur, la vraie sans avoir à trop chercher, lasse de passer mon énergie là-dedans, du temps, des déceptions pour pas grand chose. Je m'étais dit que peut-être que ça marcherait mieux, au final. Peine perdue! Bon, en même temps, j'ai peu de gens avec qui sortir donc je sors peu même je profite de toutes les occasions pour cela.

  J'ai évolué durant ces deux ans, j'ai appris à mieux me connaître, profité d'en avoir fini avec mes parents toxiques pour trouver qui je suis au fond, "en vrai. J'ai repris progressivement l'écriture, la musique, la broderie et des tas de projets sur ma liste "pour plus tard". Bien sûr, ça a nécessité du temps pour avoir le budget nécessaire à tout ça, la motivation aussi (les journées ne font que vingt-quatre heures!Et encore, il y a du temps de sommeil dedans).

  J'ai continué à lutter contre la trichotillomanie, trichophagie chose qui m'a demandé beaucoup d'énergie et d'introspection à partir du moment où c'est devenu un problème à traiter; avec la nécessité de réapprendre de zéro la gestion des émotions. Ca m'a pris du temps et de l'énergie.

  J'ai trouvé un nouvel équilibre entre la musique et l'écriture, deux activités chronophages s'il en est. Il est une heure et demie, j'ai écrit mais pas encore fait de musique, je dois m'y coller avant d'aller dormir; mais entre les courses, la recherche d'emploi, la négociation pour le nouvel an avec mon cousin, la journée a passé vite au final.

  Je ne me vois pas finir ma vie seule, c'est sûr. Alors, je n'ai pas le choix, je dois retenter de faire plier le destin qui est contre moi.