dimanche 4 juillet 2021
Au moins, j'ai osé et je n'ai pas de regrets
mardi 20 avril 2021
Mais les confinements sont passés par là
dimanche 6 décembre 2020
Qui dure...
Je vois toujours G. . J'ai bien cru que le premier confinement allait sonner le glas de cette relation mais non, nous nous sommes envoyés des sms régulièrement. Entre les deux confinements, ça a été compliqué. Il a bien fallu faire tout ce qui avait été laissé de côté durant notre enfermement et les journées ne font que 24h. La période de liberté a été de courte durée, les possibilités de sorties festives très limitées, bref, les choses n'étaient pas normales. Malgré tout, nous continuons à nous voir quand on peut (pas en ce moment, vu que nous sommes assignés à résidence) malgré des emplois du temps serrés et pas toujours concordants. Je ne sais pas ce que tout ça va donner, je vis cette relation au jour le jour ne sachant pas ce que l'avenir nous réserve. Combien de temps avant de se dire que ça ne rime à rien vu qu'on est enfermés durant des semaines, privés de toute vie sociale puis libérés quelques semaines avant d'être encore parqués comme des bêtes chez nous?
Vu la situation actuelle, je vois mal comment les relations un peu sur la tangente qui n'ont pas eu le temps de se consolider peuvent tenir surtout si on "se mange" un troisième confinement qui sera insupportable sur le plan économique, psychologique et social.
Alors on vit au jour le jour mais le virtuel, ce n'est pas tenable et c'est cruel, en fait. C'est inhumain de séparer les familles et les couples ainsi. Les amis à la limite mais à ce niveau, c'est ignoble. En espérant être libérés pour les fêtes, on va en profiter mais comme on sera sans doute parqués en janvier, je ne donne pas cher de cette relation. Merci au gouvernement d'avoir anéanti toutes nos chances (en admettant qu'il y en ait eu un jour, bien sûr)!
samedi 15 août 2020
Qui vivra, verra...
C'est la meilleure chose à faire, au final. Et ça ne m'empêche en rien de regarder ailleurs. Tant qu'il n'y a pas de concurrence ou de sentiments, il n'y a pas de souci. Ca ne change pas grand chose. Mais si ça change, il faudra bien mettre les choses au clair et prendre des décisions même si ça veut dire ménager la chèvre et le chou et jouer sur deux tableaux à la fois durant quelques temps.
J'ai ma vie à gérer, mes passions, mes projets, mes sorties. J'ai l'impression que j'ai gagné en indépendance sur le plan sentimental depuis la dernière fois que je suis tombée amoureuse. C'est un renouveau en ce qui me concerne, comme une première relation tant j'ai changé depuis la dernière fois que j'ai eu des sentiments. J'ai continué à évoluer, changer, me rapprocher de la meilleure personne que je peux devenir, appris à m'accepter. Oui, je suis hypersensible, oui, si les sentiments renaissent, ça se fera en un claquement de doigts, une vague immense va survenir et emporter mon coeur en l'espace de quelques secondes. Je n'y penserai pas et la seconde d'après, j'ouvrirai les yeux en grand un matin, étendue sur mon lit en me disant "m..., je suis amoureuse". Je le sais mais j'ai cessé de lutter, c'est ainsi.
Et peut-être que c'est pour ça que cette fois-ci, ça va fonctionner ou celle d'après. Je n'ai plus peur, au fond. Si ce n'est pas lui, ce sera le suivant ou celui d'après. J'ai peut-être gagné en sagesse, quelque part. Je l'ignore mais je crois que les choses n'ont jamais été aussi bien engagées de ma vie, le wagon est sur les rails, cette fois-ci. Je sais que je suis sur le bon chemin peu importe où il me mène. J'ai organisé ma vie de manière à n'avoir besoin de personne, même si je ne trouve jamais l'amour, j'aurai eu une vie pleine, riche et heureuse. Et c'est peut-être pour ça que ça va fonctionner. J'ai ENVIE de trouver l'amour mais ce n'est plus un BESOIN ou une MISE EN DANGER EMOTIONNELLE. Si ça rate, ça rate. Pas grave, ce sera le suivant ou celui d'après ou personne. Tant pis, j'écrirais des histoires, lirais des livres et jouerais de la musique tout en me cultivant intellectuellement.
jeudi 6 août 2020
Les charognards sortent de confinement
Bien sûr, après un an, la relation a été circonspecte et plutôt fraîche de part et d'autre ce qui est plutôt normal. Mais j'ai pu obtenir des réponses, c'est toujours ça. J'ai accepté de le voir parce que je m'étais dit pourquoi pas. Après tout, il m'invitait chez lui pour profiter de sa piscine avec thé glacé maison à la clé par un jour de canicule, je m'ennuyais, ça ne se refusait pas. Je suis arrivée en début d'après-midi et j'ai gardé mes distances, je l'ai laissé venir de lui-même tout en le jaugeant. Il est plus vieux que moi, physiquement très moyen et son corps a épaissi depuis la dernière fois. Je ne ressentais pas d'attirance particulière et ça ne m'a rien fait de me retrouver dans cet endroit que je connaissais bien.
Après un temps de discussions et de baignade en tout bien tout honneur, il est venu à moi et il m'a embrassée. Je lui avais tendu une micro-perche en l'allumant un tout tout petit peu, je l'admets. J'aurais pu replacer mon haut de maillot qui glissait sous l'eau mais je me suis levée pour mieux voir et mieux voir sa réaction qui ne s'est pas faite attendre. J'avoue m'être laissé faire car avec le confinement et la lente réouverture de lieux de sortie, c'est "morne plaine" sur ce plan-là et sur internet, ça ne mord pas franchement. Au final, je suis restée manger et dormir mais il m'a clairement laissé le choix entre dormir toute seule ou avec lui ce qu'aucun homme n'avait jamais fait. Ils ont toujours sous-entendu qu'on dorme ensemble, libre à moi de refuser ou pas. J'avoue que j'ai apprécié cette franchise.
Comme on était clairement bien engagés et que ça fait très longtemps que je n'avais pas dormi avec un homme, j'ai accepté. Pour moi, ça ne prête pas à conséquence.
Les choses n'ont pas été fluides entre nous et même plutôt distantes. Je n'ai pas fait d'effort de conversation, tout avait déjà été dit entre nous la dernière fois qu'on s'est contactés et je n'avais rien à dire, lui non plus, la routine. Une vie banale métro-boulot-dodo, passions qu'on connaît déjà tous les deux et sur lesquelles il n'y a pas grand chose à dire. J'ai trouvé ça un peu gênant mais pas plus que ça. C'est de bonne guerre et normal au vu des circonstances. Je me suis sentie intimidée et je ne sais absolument pas si je risque de voir mon coeur vriller de nouveau. Lui? A dire vrai, lui briser le coeur ne m'importe pas vraiment parce qu'il m'a fait du mal. Même si je comprends son raisonnement mais on n'a pas la même échelle de valeurs.
Mais il a eu un geste de pure gentillesse envers moi, je l'ai dépanné également. Un partout, balle au centre de ce côté-là. Laisser voir venir sans réfléchir? Pas pour moi, désolée. Et nos peaux se répondent toujours comme si elles ne s'étaient jamais quittées.
Je n'ai pas la moindre intention de le recontacter, c'est à lui de le faire. Il m'a embrassée en se quittant, j'ai tourné la tête légérement pour toucher le bas de la joue, pas loin des lèvres pour lui laisser le choix tout en lui montrant une ouverture. Il a choisi de m'embrasser sur les lèvres. Peut-être parce qu'il a l'intention de me revoir une fois ou plus. Peut-être parce qu'il a voulu en profiter jusqu'au bout, après tout, un bon plan cul, il faut en profiter (mais visiblement pas lui donner une chance d'entamer une relation longue). Il m'a renvoyé un message une heure après auquel j'ai répondu de manière détachée. J'ai l'impression d'une sorte de retour à zéro sur le plan relationnel si on occulte les souvenirs communs et les choses à expliquer qui l'ont été de manière satisfaisantes, je crois.
Le laisser venir, chercher ailleurs parce que je doute qu'il mérite la place d'homme de ma vie sauf s'il a changé mais bon, je n'y crois guère mais qui sait, danser sur un fil sans rien attendre. Je verrai. Tant qu'il n'y a ni concurrence ni sentiment qui pointe, ça ne pose pas de soucis. Je vais juste le laisser courir un peu après moi, ça changera.
Ce qui m'étonne, c'est que mon oracle annuel m'a sorti pour juillet une idée de choix: affronter quelque chose ou choisir de laisser couler, sortir de ma zone de confort. Et pour ce mois-ci, d'agir selon mon humeur et mon bonheur immédiat, renaissance, prise de décision. Septembre, ne collerait pas du tout pour les deux oracles/tarots/jeux de runes que je croise toujours pour mes tirages annuels selon mon humeur. Je n'y vois qu'un guide quand je suis perdue, un choix auquel me confronter pour décider par adhésion ou conviction de manière tout à fait cartésienne. Et quand je ne sais vraiment pas, j'y vois une mise en garde.
En effet avec un mois de retard (mais ce n'est pas toujours précis car ce sont de grandes tendances), j'ai dû choisir d'affronter ce passé (et de l'engueuler/l'insulter/l'envoyer paître) ou laisser couler (car il n'est pas facile de recontacter quelqu'un, je le sais). J'ai affronté les choses, j'étais prête à remuer toute cette boue mais ni l'un ni l'autre ne l'avons fait ce qui est sans doute la chose la plus intelligente à faire.
Agir pour mon bonheur et renaître, décider. Décider de lui laisser une chance tout en regardant ailleurs, en continuant à sortir. Si je ne trouve personne, je peux bien le garder quelques temps pour la bagatelle et si je trouve quelqu'un, on verra, soit faire un choix, soit une relation libre, soit qu'il décide pour moi et se déclare mais j'en doute soit le quitter et qu'il se déclare. Dans l'hypothèse où il me recontacte, bien sûr car je ne compte pas le faire la première ni du tout, en fait. Si je compte un tout petit peu, il ne pourra pas résister indéfiniment, il craquera.
De toutes manières, à la rentrée, je relance la machine de guerre pour faire plier les choses, je ressors autant que possible en priant qu'on soit à peu près débarrassés de cette épidémie à la noix. Il sera en concurrence avec d'autres et je compte bien mettre la main sur une perle rare, durable ou pas, mais trouver "un parti convenable".