Affichage des articles dont le libellé est Relations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Relations. Afficher tous les articles

samedi 15 août 2020

Qui vivra, verra...

  J'ai opté pour le silence radio avec G. qui a peut-être fait de même de son côté. J'ai fini par lui envoyer un message disant que je ne suis pas disponible ce week-end mais qu'on pourrait peut-être se revoir mais pas ce week-end. La réponse a été identique. Bref, en un mot, état stationnaire. Ayant fait le deuxième pas, j'attends qu'il fasse le troisième. Qu'il fera ou pas mais ça ne viendra pas de moi, je ne lui dois rien, tout est dit me concernant. Les choses sont dites; il y a une ouverture de mon côté s'il le souhaite et s'il se décide à se bouger le derrière.

  C'est la meilleure chose à faire, au final. Et ça ne m'empêche en rien de regarder ailleurs. Tant qu'il n'y a pas de concurrence ou de sentiments, il n'y a pas de souci. Ca ne change pas grand chose. Mais si ça change, il faudra bien mettre les choses au clair et prendre des décisions même si ça veut dire ménager la chèvre et le chou et jouer sur deux tableaux à la fois durant quelques temps.

  J'ai ma vie à gérer, mes passions, mes projets, mes sorties. J'ai l'impression que j'ai gagné en indépendance sur le plan sentimental depuis la dernière fois que je suis tombée amoureuse. C'est un renouveau en ce qui me concerne, comme une première relation tant j'ai changé depuis la dernière fois que j'ai eu des sentiments. J'ai continué à évoluer, changer, me rapprocher de la meilleure personne que je peux devenir, appris à m'accepter. Oui, je suis hypersensible, oui, si les sentiments renaissent, ça se fera en un claquement de doigts, une vague immense va survenir et emporter mon coeur en l'espace de quelques secondes. Je n'y penserai pas et la seconde d'après, j'ouvrirai les yeux en grand un matin, étendue sur mon lit en me disant "m..., je suis amoureuse". Je le sais mais j'ai cessé de lutter, c'est ainsi.

  Et peut-être que c'est pour ça que cette fois-ci, ça va fonctionner ou celle d'après. Je n'ai plus peur, au fond. Si ce n'est pas lui, ce sera le suivant ou celui d'après. J'ai peut-être gagné en sagesse, quelque part. Je l'ignore mais je crois que les choses n'ont jamais été aussi bien engagées de ma vie, le wagon est sur les rails, cette fois-ci. Je sais que je suis sur le bon chemin peu importe où il me mène. J'ai organisé ma vie de manière à n'avoir besoin de personne, même si je ne trouve jamais l'amour, j'aurai eu une vie pleine, riche et heureuse. Et c'est peut-être pour ça que ça va fonctionner. J'ai ENVIE de trouver l'amour mais ce n'est plus un BESOIN ou une MISE EN DANGER EMOTIONNELLE. Si ça rate, ça rate. Pas grave, ce sera le suivant ou celui d'après ou personne. Tant pis, j'écrirais des histoires, lirais des livres et jouerais de la musique tout en me cultivant intellectuellement.

vendredi 17 mai 2019

On ne change pas, on ne grandit pas

  Certains reconnaîtront une chanson de Céline DION. Un ex m'a rappellée il y a pas mal de temps maintenant, on a été boire un verre, on a parlé du passé qui restait douloureux pour moi et pour lui apparemment alors que c'est lui qui est parti. On a parlé de se revoir, nous avions tous deux besoin de temps. Pas de souci jusque là. Au bout d'un mois sans nouvelles, je l'ai recontacté par sms d'abord car un évènement qui pouvait tous deux nous intéresser aurait bientôt eu lieu par chez nous. Sans nouvelles, j'ai fini par me dire qu'il n'avait pas reçu mon sms et je lui ai laissé un message qui est resté sans réponse. Je ne lui ai pas mis la pression, je lui ai dit qu'il pouvait dire non s'il avait besoin de temps ou changé d'avis mais je n'ai à ce jour pas eu de réponse.

  D'un côté, je me dis que cette personne n'a pas changé, il m'a brisé le coeur, menti sur certaines choses et si je comprends qu'il n'ai pas osé me dire certaines choses à l'époque, apparemment, il n'en a pas tiré les leçons car il n'a toujours pas appris à communiquer et assumer ses choix ou il a voulu me faire du mal même s'il m'a dit ne jamais avoir voulu le faire.

  De l'autre, je me dis que c'est mieux comme ça sans doute. J'ai eu des explications qui corroborent ce que j'avais supposé à l'époque et il sait ce qu'il en est. Et comme il n'a pas changé (donc pas appris à communiquer et à s'assumer assez pour dire ce qu'il pense), je pense que c'est mieux ainsi, il m'aurait fait du mal et j'aurais eu le temps de m'attacher à lui de nouveau le cas échéant. Mais je ne comprends pas pourquoi il est venu rouvrir une plaie que j'avais mal cicatrisée certes mais avec laquelle, j'arrivais à vivre sans l'oublier totalement. Je vais devoir de nouveau panser cette plaie ce qui sera plus rapide que la dernière fois et repasser encore sur ma dernière rupture qui reste fraîche et douloureuse même si je m'en relève enfin. Mais voilà, lorsqu'il est revenu, j'étais prête, j'étais en mode "Au suivant!" et j'ai perdu un mois à cause de cela. Un mois durant lequel j'aurais pu LE rencontrer s'il n'était pas venu contrarier ma vie.

vendredi 15 février 2019

Les hommes sont-ils tous des goujats?

  Je crois que les hommes bien élevés, ça n'existe plus. Bon, j'avais trouvé quelqu'un avec qui les choses se passaient bien, on sortait, on s'entendait bien, on s'acceptait comme on était, je n'étais pas amoureuse, nous n'avons jamais parlé de l'avenir mais ça aurait pu venir une fois rassurés, une fois toutes les questions posées. Peut-être, je ne sais pas. Je lui ai donné bien plus qu'à la plupart des hommes que j'ai fréquenté. Il a eu des soucis de santé, une déprime, je l'ai soutenu à distance car il ne voulait/pouvait plus me voir. Et finalement, il me lâche à la saint Valentin par sms, bien sûr car goujat n'a pas le courage de dire les choses en face. Je me doutais que ça finirait comme ça, je le vis mal parce que je m'étais dit que peut-être pour une fois que mes bizarreries passaient sans souci, même si sur papier, ce n'était pas le prince charmant dont je rêvais, il aurait pu être un choix raisonnable. Pas la grande passion éternelle dont je rêve en secret mais une relation raisonnable, une vie à deux tranquille. A la limite, ça ce n'est pas grave. Mais là où je me suis trompée lamentablement, c'est que je le pensais adulte. Mais non, c'est un gamin qui ne respecte pas les autres comme tous les hommes ou presque.

  Du coup, je ne comprends pas en quoi c'est si compliqué de quitter quelqu'un en face? Oui, ce n'est pas un moment agréable mais ça permet de se dire au revoir en face. Je suis un être humain, pas un numéro sur une liste. Se prendre dans les bras, se dire ce qu'on a à se dire, pleurer si besoin, c'est normal surtout quand on risque de se recroiser par la suite et que la relation a duré plusieurs mois même si on n'a jamais parlé d'avenir, même si on ne s'est rien promis. Pour moi, c'est de la politesse de base. Même si je ne pense pas l'aimer, même si je doute que ce soit l'homme de ma vie qui m'attend quelque part (mais où??).

mardi 21 août 2018

Belle comme le jour et seule pour toujours?

En ce moment, ça bouge dans mon entourage virtuel côté cœur. Et je dois me rendre à l'évidence, ce ne sont pas les plus jolies filles ou les plus intelligents ou cultivées ou avec ce quelque chose en plus qui les rend unique et différentes de la masse qui se casent le plus vite. A une exception près mais cette fille est jolie comme un cœur.

Oui, ce sont les moches et pas intéressantes qui se casent le plus vite. Pourquoi? Parce que les autres sont un challenge? Ou que leurs critères sont moins élevés (ça ne m'étonnerait pas vu certaines photographies de leurs amoureux qui sont parfois entre l'ours des cavernes et le viking; peut-être que le souci vient que mon prince charmant est entre le prince charmant de salon et l'artiste un peu rêveur).

On m'a déjà dit une fois que je faisais peur aux hommes, que je mettais la barre haut rien qu'en me voyant. Je suis difficile avec les hommes physiquement, je n'y peux rien. Mais le sous-entendu était "tu es jolie et on n'ose pas t'aborder". J'avoue ne pas bien comprendre la logique, je suis comme je suis et je ne comprends pas pourquoi une fille jolie (critère subjectif) seraient inabordable. Et si c'est vrai, raison de plus pour foncer car il y a moins de concurrence, non?

Parce que franchement, les deux filles auxquelles je pense ne sont pas cultivées du tout (hormis sur les festivals de métal), s'habillent visiblement avec le premier sweat-shirt et pantalon large de leur placard et surtout elles sentent mauvais. Vraiment, j'ai dormi en tente avec l'une d'elle une nuit et j'ai cru vomir (elles ne se lavent pas à l'eau, ça n'aide pas, c'est sûr et comme je suis sensible aux odeurs, ça a été un calvaire à tel point que j'ai dormi ailleurs). Et physiquement, elles ne sont pas mon genre, on va dire. Et je me suis souvent fait la réflexion en voyant mes collègues, ce sont quand même les plus "connes" qui sont casées, les autres avec de la conversation, cultivées, curieuses de tout avec de vraies qualités humaines et qui s'habillent classe sont plus souvent seules.

Il en faut pour tous les goûts mais j'ai du mal à comprendre qu'une fille qualifiée de jolie (mais ça veut dire quoi, jolie?) et cultivée avec son univers à elle fasse plus peur que les filles basiques et au fond, assez insignifiantes. Mais peur de quoi??

dimanche 19 août 2018

Lâcheté, égoïsme, stupidité ou souci mental?

Ces deux dernières semaines, j'ai beaucoup discuté avec un homme rencontré via un site de rencontres. Le genre empressé à attendre impatiemment qu'on discute par sms. Il n'habite pas tout près mais rien d'insurmontable; a priori physiquement pas mal, éventuellement prêt à tenter une longue relation, un gamin mais à nos âges c'est dur de trouver un homme célibataire et sans enfants. On finit par se voir chez moi, on boit un verre, il n'a pas mangé, je lui fais un repas vite fait avec les fonds de frigo. Bref, on discute, c'est sympa. Il me plaît moyennement sans me dégoûter, il m'a dit que je lui plais quand je lui ai posé la question. Je me dis pourquoi pas si on s'entend sur le plan intellectuel.

La discussion est laborieuse mais on ne se connaît pas donc ça n'a rien de choquant. A un moment, il sort pour acheter à boire, je suis en train de ranger les restes du repas, je dis ok et j'attends. Une demi-heure passe, je ne le vois pas revenir, je commence à trouver le temps long, je me dis qu'il n'a pas dû trouver un magasin ouvert dans le coin. Je me remets à lire, le temps que je finisse mon livre, une heure est passée et je regarde mon téléphone. Toujours rien. Je me demande si c'est moi qui aurait mal compris mais normalement, on se fait la bise et on remercie quand on part de chez quelqu'un même si on se plaît sans que ce soit le coup de foudre et même s'il ne s'est rien passé du tout.

J'ai fini par envoyer un message pour clore les choses proprement pour moi (et pas pour lui dont je n'ai rien à faire vu son attitude) en le remerciant d'avoir fait la route (personnellement, je ne l'aurais pas faite, j'étais fatiguée) et en lui demandant s'il s'est perdu en route. Je n'ai pas de réponse, je suppose donc que Monsieur est rentré gentiment chez lui sans avoir pris la peine de me dire au revoir.

Pourquoi? Je n'en ai pas la moindre idée et je ne comprends pas. L'aurais-je revu? Peut-être une fois histoire de voir si on pouvait se plaire sans grande conviction et pour ne pas avoir de regret. On ne m'avait jamais fait le coup et si au fond, je m'en fiche un peu, j'ai fini mon livre et malgré la discussion laborieuse, ça m'a fait plaisir de parler avec quelqu'un et pendant quelques jours d'avoir quelqu'un de qui attendre des nouvelles le soir venu, je m'interroge sur les gens. C'est quoi leur problème?? Il m'aurait dit "je vais rentrer, tu ne me plais pas plus que ça, merci pour le repas", j'aurais répondu "merci d'avoir fait le trajet, bon retour" et c'est tout. En quoi est-ce si difficile donc?

Je sais que j'ai des valeurs d'une autre époque mais des fois, j'ai beau chercher, je ne comprends pas les gens.

jeudi 19 avril 2018

Jusqu'où iriez-vous pour l'amour?

  Oh, j'ai bien compris que mon coup de cœur/fantasme sur un charmant monsieur inaccessible n'était qu'une question posée. Si tu rencontres un beau musicien, célèbre, qui vient dans un autre pays avec les contraintes liées à ce métier (voyages (le suivre ou pas? Qu'en est-il de ma non-carrière professionnelle dans ce cas?), le suivre dans un autre pays (et tout abandonner? Que faire en cas de séparation avec des enfants? Devoir apprendre une nouvelle langue?), l'argent (oui, je me fiche royalement de l'argent mais lui? Un de mes ex n'a jamais compris pourquoi je dépensais si peu (réponse, je n'avais pas accès au compte commun et des ressources limitées) mais oui, de temps en temps, je craque sur des choses plus ou moins futiles mais je suis peu dépensière, au final) et le "milieu" (la drogue, les filles qui tourneraient autour, le travail personnel qui lui laisserait peu de temps pour une vie normale). Bref, je sais que la question sous-jacente est Si tu trouvais l'amour avec quelqu'un pas du tout dans tes critères, le genre auquel tu n'as jamais pensé, avec un certain nombre de contraintes, du genre relation pas simple, tu dirais oui?

  Il y a 6 mois, j'aurais dit Non, jamais. Mais aujourd'hui, ce qui compte, c'est l'amour et certaines valeurs (fidélité, respect, honnêteté); la seule réelle question dans ce cas fictif, serait mon avenir professionnel difficile à assurer avec un conjoint qui voyagerait beaucoup et pouvoir le suivre. Mais ce n'est pas le plus difficile à régler (vu où en est ma vie professionnelle, en plus).

  Bref, j'imagine que je suis à un point de ma vie où j'ai accompli des choses, j'ai suffisamment réfléchi sur moi pour savoir plus que jamais où je vais et surtout ce dont j'ai besoin, ces dernières semaines, j'ai réfléchi à la manière de les intégrer à une vie professionnelle normale (35 h + les transports soit 10 heures pas chez moi, des enfants (ce qui suppose écrire une fois qu'ils sont couchés et trouver le temps de jouer de la musique quand même avec casque et sourdine en semaine) donc un sommeil réduit et une efficacité accrue ainsi que de la constance (même si je suis fatiguée, tant pis, jouer deux fois 20 minutes quoi qu'il advienne; quitte à prendre mon ordinateur portable pour écrire à la pause déjeuner). C'est ça que j'avais besoin dans ma vie, c'est ça qui compte dans ma vie.

  Alors si je rencontre un monsieur qui vit loin de chez moi ou avec un métier pas simple, tant qu'il sait qui il est et où il va, qu'il est lui-même et accepte que je ne suis pas quelqu'un de si simple que ça, je le suivrai presque au bout du monde. Et ça c'est nouveau, peut-être parce que j'ai mûri, peut-être parce que de désespoir, j'ai fini par abandonner des choses en cours de route mais qu'importe. Aujourd'hui, j'ai suffisamment rempli ma vie pour ne plus avoir peur de souffrir, de me tromper ou des difficultés (mesurées, cela va de soi).





vendredi 8 septembre 2017

Une grossesse plus tard, où j'en suis...

  Je n'ai toujours pas trouvé l'homme de ma vie (et je ne suis pas enceinte).

  J'ai juste cherché à rencontrer des gens, en fait. Et j'ai été déçue, très déçue. Médiocrité. Bassesse. Voilà, ce que j'ai rencontré, pourtant j'y ai cru. Mais je cherche un peu de noblesse dans mes relations avec les gens: des valeurs morales qui je le crains n'ont plus cours aujourd'hui.

  Je ne cherche pas la mer à boire: gentillesse, honnêteté, ouverture d'esprit, humanité et suffisamment de confiance en soi et de connaissance de soi pour s'assumer. Tu ne veux plus me voir? Ok mais tu le dis sans détour ou atermoiements sans fin.

  J'avais un peu laissé tomber internet. J'ai espéré tout ce temps faire de vraies rencontres. Mais rien. Les gens font la tête, ne parlent pas entre eux et en soirée, ils restent en troupeau collé-serré sans s'ouvrir aux autres.

  Pourtant, je parle avec les gens. Il y a eu de gros soucis de transport en commun à un moment, je travaillais à cette époque-là et je discutais avec mes voisins pour passer le temps ou détendre l'atmosphère, que faire d'autre? Les seuls qui étaient contents de parler étaient les vieux. Les plus jeunes restaient les yeux rivés à leur fichu téléphone portable ou se calaient bien dans un coin de l'arrêt de bus en baissant la tête.

  Du coup, je crois que c'est générationnel. Ou pas, certains de mes anciens voisins ont mis plus d'un an à me dire bonjour. Et j'ai entendu des choses (les murs sont fins): comme quoi, avoir un appartement "grand" à mon âge blablabla; qu'ils voulaient que je dégage (pourquoi? Parce qu'un jour, j'ai demandé qu'ils fassent moins de bruit à deux heures du matin, alors que je me levais à six heures le lendemain pour travailler). Ou c'est la région? Le fait d'être en ville? La crise économique? Pour moi, c'est une bonne raison de se serrer les coudes bien au contraire.

  Mais je crois que la crise joue. Les gens sont de plus en plus pessimistes, égoïstes et individualistes. Dommage, la chaleur humaine fait du bien et elle est gratuite. En fait, je n'ai pas les mêmes valeurs que les gens de mon âge, le même référentiel. J'ai des défauts bien sûr, mais pas les mêmes en quelque sorte.

  Pourtant, j'ai fait de belles rencontres. Un en particulier, la situation est compliquée mais je suis tombée sur une personne gentille, vraiment gentille et qui m'a dit les choses de manière directe sans mensonges. Et puis des petites attentions, ça réchauffe toujours le cœur. Et ça ne coûte rien.

  Je ne suis pas de cette époque, une personne très proche me le dit souvent d'ailleurs (en manière de moquerie, je précise). Mais je préfère en fait. Je suis un extra-terrestre mais j'y crois, un jour, je trouverai mon alter ego, un jour. En attendant, je souris plus que jamais, parce que j'ai envie. Tant pis si je suis la fille qui sourit alors que tout le monde fait la tête. Qui sait si je ne vais pas contaminer une personne puis une autre et créer une nouvelle épidémie?

mercredi 28 décembre 2016

Décision

 
Cette année a été une année de solitude, j'ai fait peu de rencontre au final. Et je n'ai pas été chanceuse sur ce plan-là malgré une sélection drastique.

L'un m'a laissée attendre dans le froid sans me dire qu'il m'avait vue et que je ne lui plaisais pas. Heureusement que je n'ai pas attendu et que je l'ai relancé pour savoir où il était. Je l'ai "incendié" par sms mais bon, voilà. Ce n'est pas correct.

Un autre, un peu jeune, sortait d'une rupture et s'est rendu compte que c'était trop tôt pour lui. Ca n'aurait rien donné donc bon.

Un autre a rencontré quelqu'un juste après notre rencontre. Ca arrive mais d'une, il me plaisait beaucoup; de l'autre, j'ai été mortellement jalouse: pourquoi ça lui arrive à lui et pas à moi qui suis seule depuis des années maintenant? Je me dis qu'il a peut-être eu le cœur brisé par cette relation et que sa "chance" n'en était pas une mais sur le moment, c'est dur à avaler.

Depuis deux ans que je suis seule, j'ai espéré que le destin ferait un peu son boulot. Cupidon, tu fous quoi? Tu roupilles??? Mais c'est toujours le même constat au final: c'est dur de rencontrer des gens dans "la vraie vie", "sans rendez-vous sur internet, sans entremise, juste comme ça" (tiré de la jolie chanson Juste comme ça).


  J'ai passé ces deux ans à espérer trouver l'âme sœur, la vraie sans avoir à trop chercher, lasse de passer mon énergie là-dedans, du temps, des déceptions pour pas grand chose. Je m'étais dit que peut-être que ça marcherait mieux, au final. Peine perdue! Bon, en même temps, j'ai peu de gens avec qui sortir donc je sors peu même je profite de toutes les occasions pour cela.

  J'ai évolué durant ces deux ans, j'ai appris à mieux me connaître, profité d'en avoir fini avec mes parents toxiques pour trouver qui je suis au fond, "en vrai. J'ai repris progressivement l'écriture, la musique, la broderie et des tas de projets sur ma liste "pour plus tard". Bien sûr, ça a nécessité du temps pour avoir le budget nécessaire à tout ça, la motivation aussi (les journées ne font que vingt-quatre heures!Et encore, il y a du temps de sommeil dedans).

  J'ai continué à lutter contre la trichotillomanie, trichophagie chose qui m'a demandé beaucoup d'énergie et d'introspection à partir du moment où c'est devenu un problème à traiter; avec la nécessité de réapprendre de zéro la gestion des émotions. Ca m'a pris du temps et de l'énergie.

  J'ai trouvé un nouvel équilibre entre la musique et l'écriture, deux activités chronophages s'il en est. Il est une heure et demie, j'ai écrit mais pas encore fait de musique, je dois m'y coller avant d'aller dormir; mais entre les courses, la recherche d'emploi, la négociation pour le nouvel an avec mon cousin, la journée a passé vite au final.

  Je ne me vois pas finir ma vie seule, c'est sûr. Alors, je n'ai pas le choix, je dois retenter de faire plier le destin qui est contre moi.