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dimanche 19 août 2018

Lâcheté, égoïsme, stupidité ou souci mental?

Ces deux dernières semaines, j'ai beaucoup discuté avec un homme rencontré via un site de rencontres. Le genre empressé à attendre impatiemment qu'on discute par sms. Il n'habite pas tout près mais rien d'insurmontable; a priori physiquement pas mal, éventuellement prêt à tenter une longue relation, un gamin mais à nos âges c'est dur de trouver un homme célibataire et sans enfants. On finit par se voir chez moi, on boit un verre, il n'a pas mangé, je lui fais un repas vite fait avec les fonds de frigo. Bref, on discute, c'est sympa. Il me plaît moyennement sans me dégoûter, il m'a dit que je lui plais quand je lui ai posé la question. Je me dis pourquoi pas si on s'entend sur le plan intellectuel.

La discussion est laborieuse mais on ne se connaît pas donc ça n'a rien de choquant. A un moment, il sort pour acheter à boire, je suis en train de ranger les restes du repas, je dis ok et j'attends. Une demi-heure passe, je ne le vois pas revenir, je commence à trouver le temps long, je me dis qu'il n'a pas dû trouver un magasin ouvert dans le coin. Je me remets à lire, le temps que je finisse mon livre, une heure est passée et je regarde mon téléphone. Toujours rien. Je me demande si c'est moi qui aurait mal compris mais normalement, on se fait la bise et on remercie quand on part de chez quelqu'un même si on se plaît sans que ce soit le coup de foudre et même s'il ne s'est rien passé du tout.

J'ai fini par envoyer un message pour clore les choses proprement pour moi (et pas pour lui dont je n'ai rien à faire vu son attitude) en le remerciant d'avoir fait la route (personnellement, je ne l'aurais pas faite, j'étais fatiguée) et en lui demandant s'il s'est perdu en route. Je n'ai pas de réponse, je suppose donc que Monsieur est rentré gentiment chez lui sans avoir pris la peine de me dire au revoir.

Pourquoi? Je n'en ai pas la moindre idée et je ne comprends pas. L'aurais-je revu? Peut-être une fois histoire de voir si on pouvait se plaire sans grande conviction et pour ne pas avoir de regret. On ne m'avait jamais fait le coup et si au fond, je m'en fiche un peu, j'ai fini mon livre et malgré la discussion laborieuse, ça m'a fait plaisir de parler avec quelqu'un et pendant quelques jours d'avoir quelqu'un de qui attendre des nouvelles le soir venu, je m'interroge sur les gens. C'est quoi leur problème?? Il m'aurait dit "je vais rentrer, tu ne me plais pas plus que ça, merci pour le repas", j'aurais répondu "merci d'avoir fait le trajet, bon retour" et c'est tout. En quoi est-ce si difficile donc?

Je sais que j'ai des valeurs d'une autre époque mais des fois, j'ai beau chercher, je ne comprends pas les gens.

mercredi 28 décembre 2016

Décision

 
Cette année a été une année de solitude, j'ai fait peu de rencontre au final. Et je n'ai pas été chanceuse sur ce plan-là malgré une sélection drastique.

L'un m'a laissée attendre dans le froid sans me dire qu'il m'avait vue et que je ne lui plaisais pas. Heureusement que je n'ai pas attendu et que je l'ai relancé pour savoir où il était. Je l'ai "incendié" par sms mais bon, voilà. Ce n'est pas correct.

Un autre, un peu jeune, sortait d'une rupture et s'est rendu compte que c'était trop tôt pour lui. Ca n'aurait rien donné donc bon.

Un autre a rencontré quelqu'un juste après notre rencontre. Ca arrive mais d'une, il me plaisait beaucoup; de l'autre, j'ai été mortellement jalouse: pourquoi ça lui arrive à lui et pas à moi qui suis seule depuis des années maintenant? Je me dis qu'il a peut-être eu le cœur brisé par cette relation et que sa "chance" n'en était pas une mais sur le moment, c'est dur à avaler.

Depuis deux ans que je suis seule, j'ai espéré que le destin ferait un peu son boulot. Cupidon, tu fous quoi? Tu roupilles??? Mais c'est toujours le même constat au final: c'est dur de rencontrer des gens dans "la vraie vie", "sans rendez-vous sur internet, sans entremise, juste comme ça" (tiré de la jolie chanson Juste comme ça).


  J'ai passé ces deux ans à espérer trouver l'âme sœur, la vraie sans avoir à trop chercher, lasse de passer mon énergie là-dedans, du temps, des déceptions pour pas grand chose. Je m'étais dit que peut-être que ça marcherait mieux, au final. Peine perdue! Bon, en même temps, j'ai peu de gens avec qui sortir donc je sors peu même je profite de toutes les occasions pour cela.

  J'ai évolué durant ces deux ans, j'ai appris à mieux me connaître, profité d'en avoir fini avec mes parents toxiques pour trouver qui je suis au fond, "en vrai. J'ai repris progressivement l'écriture, la musique, la broderie et des tas de projets sur ma liste "pour plus tard". Bien sûr, ça a nécessité du temps pour avoir le budget nécessaire à tout ça, la motivation aussi (les journées ne font que vingt-quatre heures!Et encore, il y a du temps de sommeil dedans).

  J'ai continué à lutter contre la trichotillomanie, trichophagie chose qui m'a demandé beaucoup d'énergie et d'introspection à partir du moment où c'est devenu un problème à traiter; avec la nécessité de réapprendre de zéro la gestion des émotions. Ca m'a pris du temps et de l'énergie.

  J'ai trouvé un nouvel équilibre entre la musique et l'écriture, deux activités chronophages s'il en est. Il est une heure et demie, j'ai écrit mais pas encore fait de musique, je dois m'y coller avant d'aller dormir; mais entre les courses, la recherche d'emploi, la négociation pour le nouvel an avec mon cousin, la journée a passé vite au final.

  Je ne me vois pas finir ma vie seule, c'est sûr. Alors, je n'ai pas le choix, je dois retenter de faire plier le destin qui est contre moi.

mardi 18 juin 2013

Prince charmant, y es-tu?


   Je me suis remise assez rapidement du départ de D. , je ne rêve plus de lui la nuit. Pour la première fois de ma vie, j'ai réussi à ne pas trop m'attacher; du moins, pas au point de mettre autant de temps à m'en remettre que la durée de cette relation.

  Le suivant sera-t'il le bon? Je l'ignore mais qu'il veuille mon Amour ou mon Amitié, il  va devoir courir et manifester très clairement son intérêt s'il ne veut pas que je parte. Les hommes ne savent pas et ne disent pas ce qu'ils veulent, comment peut-on avancer dans une relation sans communication?? 

  Je vis d'abord pour moi, je me recentre sur ma petite personne désormais. Je suis enfin entière! Ce qui veut dire, que je ne recherche plus quelqu'un qui comble ma vie mais qui s'y ajoute. Si la personne part, dans le premier cas, elle m'enlève quelque chose; maintenant, elle ne m'apportera "juste" plus ce qu'elle m'apportait en plus.
Nuance de taille!
 

lundi 5 mars 2012

Toile émeri

  C. m'a appellée l'autre jour, il vient de divorcer (rien de surprenant!), je m'ennuie angoisse à la pensée d'un futur rendez-vous important, je me dis que cela me changera les idées au lieu de tourner en rond toute seule chez moi.

  J'arrive chez lui, la première réflexion qui me vient à l'esprit est "Ca sent mauvais!", une odeur immonde de renfermé, de moisi, bref un manque d'aération évident! A chacun de ses mouvements, ces relents nauséabonds agressent mes narines: ils imprègnent tout (ses vêtements, sa peau (je n'ai pas mis le nez dessus, mais je suis prête à parier dessus)), une horreur! A croire qu'il ne s'est pas lavé depuis une semaine et n'est pas capable de laver son linge... "Je meurs de chaud, je peux ouvrir la fenêtre?".
  J'ai toujours été très claire quant à notre relation: une relation d'ordre physique est totalement exclue! Je suis sur mes gardes connaissant "l'oiseau": on discute, il est déjà tard, il me propose de rester manger (pourquoi pas, personne ne m'attend chez moi; mais sois deux fois sur tes gardes, dès fois qu'il te propose de rester dormir ou un truc comme ça). Il achète une pizza, une couette bien épaisse (il n'a que des couvertures miteuses) en promotion, un jeu de cartes (il y tenait beaucoup, je n'ai pas très bien compris pourquoi, comme s'il avait peur de s'ennuyer avec moi ou il a une idée derrière la tête (sois trois fois sur tes gardes)) puis on rentre.

  Je l'ai un peu aidé à installer son internet, je me dis que me garder à manger, c'est sans doute en manière de remerciement et puis, je sais combien au sortir d'une vie de couple, la solitude peut-être difficile certains soirs.

  On commence à jouer aux cartes, il propose de jouer à un jeu auquel nous jouions autrefois comportant des gages... J'accepte dans le but de connaître ses intentions véritables (la pizza n'est pas au four, sois quatre fois sur tes gardes et prête à prendre tes jambes à ton cou. Comment ça c'est méchant de laisser les gens s'enfoncer pour connaître leurs véritables intentions? Peut-être est-ce un peu hypocrite mais c'est tellement efficace (et puis, entre nous, qui est le plus hypocrite des deux??). En plus, je commence à avoir faim alors plus tôt, on en finit; plus tôt, je suis chez moi!
Il gagne la deuxième partie, le gage est que je lui fasse un "message" (je feins de ne pas avoir compris!); finalement, il change d'avis et veut m'en faire un (à la limite, ça me détendra et j'aurais l'immense plaisir de l'envoyer voir ailleurs s'il va trop loin; je l'ai prévenu: "comme entre deux copains, tu n'en profites pas pour me tripoter"). Il me sens tendue (tu m'étonnes!), il commence à vouloir dégrapher mon soutien-gorge et passer dessous. Bond de tigre (je ne l'ai pas griffé, juste en pensée), je prends mes affaires et je sors en claquant la porte après l'avoir traité de pauvre type.

  Il a le culot de me rappeller, je souffle le chaud et le froid pour mieux l'endormir, il dit qu'il ne recommencera pas, qu'il a compris. Je le revois deux jours plus tard, son internet ne fonctionne toujours pas, "il faut que tu appelles le service client"! En plus d'une compagne de jeux, il se cherche une maman, pauvre de lui! L'attaquant de front, je lui demande très calmement de quel genre de relation,  il veut. Devant un charabia incompréhensible, je finis par lui dire sèchement d'être clair. Il est surtout intéressé par une relation physique (Non, c'est vrai?); je lui dis que j'ai toujours été très directe là-dessus d'un ton qui montre parfaitement mon ahurissement! Je le lui ai dit une dizaine de fois en quelques jours et il n'a pas compris!
Je m'énerve d'un coup et lui crie que je lui ai dit les choses noir sur blanc et que s'il ne les a pas comprises, c'est son problème. Là-dessus, je pars en claquant la porte de son appartement, je fais bien claquer mes talons dans l'escalier puis reclaque la porte de son immeuble (pour les voisins!). Sans me retourner, je monte dans ma voiture et pars sans un regard.

Moralité:
pour se débarrasser de quelqu'un qui fait semblant de ne rien comprendre (bouché à la toile émeri, voire pire), le mieux est de partir sans se retourner après avoir tenté la manière douce et la manière forte. Méthode très efficace que j'ai expérimentée bien des fois...

vendredi 17 février 2012

Quand ça ne passe pas...

  Une rencontre, ça passe ou ça casse...

  Quand on se sent seul à tenter de meubler la conversation, après avoir appris au bout de 5 minutes que "physiquement, ça ne le fait pas" (tant pis pour lui, il se privera de mes courbes de rêve, de mes cheveux soyeux et brillants, ainsi que de ma peau de satin. Oui, je m'aime physiquement avec mes défauts et alors?). Au moins, j'étais fixée sur le fait que Monsieur n'envisageait qu'une relation physique!

  On persévère un peu, j'ai l'impression de faire la conversation toute seule pendant que D. cherche un restaurant qu'il connaît mais ne retrouve pas! Au bout d'une heure de recherche et de conversation difficile, je décide d'abréger ses souffrances et de partir (ben, oui! je m'ennuie: on est passé 3 fois au même endroit, il ne trouve pas son restaurant; il vise un autre restaurant avec une queue très longue, mais ça, il devait bien s'en douter). J'ai faim et propose le premier restaurant qui semble avoir une carte correcte (traduire: qui pourra être absorbé dans mon budget); puis le deuxième; je tente un kebab ou une pizzeria plus vers le centre ville... Sans succès!
  Je l'ai planté là car j'avais faim, je m'ennuyais et je me lève tôt demain... Il fallait bien abréger ses souffrances! Au moins, j'ai profité de la ville dans la nuit avec ses lumières, son animation discrète... Oui, j'aime la nuit en ville ou dans la nature, son charme empreint de douceur et de calme, révélant un paysage familier mais différent.

mercredi 14 décembre 2011

Nijal

  Nijal, l'envol en Breton.

  Il est parfois difficile de partir, de clôturer une relation même brève.
Je me suis récemment rendu compte au bout de quelques jours de relations que je n'étais qu'une béquille pour un homme avec qui je ne partageais rien et qui me dégoûtait pour tout dire: hygiène corporelle et de son logement plus que douteuse (appartement sale, pas aéré, pas rangé; odeur corporelle très forte, "ça fait 3 jours que je n'ai pas pris de douche" dit comme si c'était normal, vêtements même propres qui sentent le sale (peut-être l'odeur de la lessive ou le fait de le laisser sécher dans un appartement pas aéré)).
Rien à partager, un mode de vie totalement différent (les potes, les raves, profiter des allocs, vivre au jour le jour: la belle vie mais pas la mienne!), la sensation d'être plus une béquille qu'une relation même à court terme.

  J'ai fini par partir pour éviter de faire mal à cet homme qui ne me correspondait pas, que j'aimais bien pour sa gentillesse et peut-être aussi sa fragilité que j'ai moi-même dû surmonter à une époque qui me semble une autre vie.
Il se raccrochait à moi comme à une bouée de sauvetage, critiquait mon mode de vie pour tenter de me rapprocher du sien en me faisant miroiter une vie plus simple: arrêter de chercher du travail pour profiter à fond des allocations,  "teufs", rave parties, alcool, drogue, vivre au jour le jour, meubles de récupération éventrés (mais qui pourraient être bien si réparés), toujours les potes à passer des soirées à fumer des pétards sans même refaire le monde, etc.
Je suis d'accord pour profiter de la vie avec ou sans moyens financiers, la récupération pour éviter de jeter et l'aspect économique... mais de là, à cesser de chercher un emploi stable et profiter tranquillement de mes allocations que les salariés paient! Je ne suis pas d'accord avec ce mode de pensée: l'avenir se construit, il faut se battre!

  Ma priorité, c'est trouver un emploi stable; ma vie? Simple: travail, mari, enfants, un animal de compagnie, des loisirs, des vacances de temps en temps, des projets, une maison pour nos vieux jours! Si l'occasion se présente, je suis prête à la saisir; il voulait à tout prix me freiner. Quand j'avais des démarches à effectuer, il tentait de me retenir: "Reste, tu iras demain!" pour ne pas rester seul, il s'imaginait tout le temps que je le trompais sans fondement; j'ai l'impression qu'il voulait me garder pour lui seul parce que je marchais vers une vie normale, dont il rêvait peut-être sans trouver la force de se battre pour l'atteindre.

  Au bout de quelques jours, je suis partie après avoir tenté de le préparer par une relative indifférence qui je l'espérais l'amenerait à me questionner ou montrer qu'il ressentait un malaise... Rien! J'ai choisi de me montrer brutale, définitive, une section propre et nette; bref, pas du genre "on peut rester amis": on ne se correspondait pas et l'on n'avait rien à se dire, j'étais une béquille, ce n'est pas ce que je recherche donc on arrête là.
Il s'est énervé, est parti dans un délire m'accusant de l'avoir trompé (?), il avait pensé que j'allais l'aider (à se stabiliser?, mais cela supposait une relation à moyen ou long terme, peu envisageable à ce stade de la relation; et même? Ce n'est pas forcément le rôle d'une petite amie et le minimum consistait à me prévenir). Après avoir tenté de le raisonner, je suis partie sans me retourner la mort dans l'âme car je sais lui avoir fait du mal sans le vouloir...

  Un échange de messages plus tard, il m'est apparu qu'il parlait de se rapprocher, d'ouvrir son coeur, d'amitié, d'entraide mutuelle... Pour me dire deux heures plus tard le contraire: il n'avait pas accroché mais avait "espéré"... quoi? Je n'ai pas demandé. Il aurait dû en parler avant, je l'ai heureusement ressenti sinon j'aurais pu continuer cette relation quelques temps encore, si l'on avait eu un minimum de choses à se dire et si son hygiène avait été plus "élaborée", puis lui faire un trou plus grand au coeur.

Il y a eu de bons moments, c'est ce que je garde en mémoire...

samedi 3 décembre 2011

Manuel de survie

  Encore un coup de gueule contre ces messieurs! Apprenez à mettre des préservatifs, il y a une notice:ce n'est pas pour rien! Parce que j'en ai marre de devoir être vigilante pour vous, de vous dire de le jeter et de tout reprendre à zéro! On ne vous en voudra pas si vous vous y reprenez à plusieurs fois, bien au contraire! A moins d'être une petite pimbêche mais vous ne perdez rien dans ce cas! Les filles, rebellez-vous, osez dire les choses à votre chéri: c'est votre vie qui est en jeu! Vérifiez toujours que votre partenaire est "couvert"!


  Prenez le temps de lire la notice! Comment ça, quelle notice?
- Ouvrir délicatement l'emballage: pas de ciseaux, de dents, de couteaux... Quand il est ouvert, attention en prenant le préservatif: ne pas l'endommager avec les ongles
- L'appliquer sur le gland en pinçant l'extrêmité du préservatif pour chasser l'air, puis le mettre. On ne chasse pas l'air après, on ne le tire pas comme un malade pour retirer l'air
- Le dérouler jusqu'à la base du sexe en érection (et non pas en état de flacidité...), ne pas le dérouler à moitié (j'en ai vu...)
- Avant la fin de l'érection, le retirer en maintenant la base puis le jeter
- Se laver les mains avant de toucher quoi que ce soit (son ou sa partenaire notamment)
 
 Les erreurs que j'ai vues:
- Tenter de le mettre à l'envers et le retourner après avoir touché le gland: poubelle! Et on recommence; c'est simple: l'anneau du préservatif doit se trouver autour du "capuchon" du préservatif et non dans sa continuité. Prenez votre temps, on ne vous en voudra pas!
- Ne pas chasser l'air: ça forme une bulle, cela se voit! Trop le tirer sur le gland: le pénis est étriqué dedans car le préservatif a été trop tiré dessus. Pour chasser l'air: on pince le bout du préservatif avant de le positionner sur le gland, c'est simple!
-  Le dérouler  à moitié! Grand moment de solitude le jour où j'ai vu ça! Ca sert à quoi dans ce cas??
- Se retirer sans le maintenir! Ca aussi, c'est très fort! Et s'il reste à l'intérieur?? S'il se vide sur la partenaire?
- Les fellations sans préservatifs (attention aux dents)... A la moindre plaie buccale (aphtes...), le partenaire risque la contamination! Pareil pour les femmes: on met une barrière entre la vulve et la bouche du ou de la partenaire dont on n'est pas sûr/e: un préservatif coupé dans le sens de la longueur!
- J'ai pas le SIDA! Ton dernier test date de quand? Bizarrement, le monsieur n'a pas répondu!
- Tu n'as pas le SIDA! C'est marqué sur mon front peut-être? Et je peux l'avoir sans le savoir!
- Passer d'une pénétration anale à une pénétration vaginale! Ca aussi, c'est très très fort! Il y a un risque d'infection urinaire car la flore vaginale est fragile et les selles peuvent donner des infections urinaires! On change de préservatif et on se lave les mains!
- L'hygiène douteuse: quand on sait qu'on risque d'avoir un rapport sexuel: on se lave à l'eau et au savon avant de sortir et on met un sous-vêtement propre; c'est le minimum! Si imprévu: personne ne m'a jamais reproché de demander une serviette propre et l'autorisation d'utiliser la salle de bains!
- Se toucher les parties intimes puis celles de son ou sa partenaire! sans passer par la case lavage de mains! Les MST n'attendent que ça!
- Se frotter contre le partenaire à travers les sous-vêtements avec des pertes parfois importantes de sperme! A votre avis, le coton protège du sida? C'est peut-être exagéré mais on n'est jamais trop prudents...
- Ne pas prendre la bonne taille! Soupir Faites des essais avant! Si ce n'est pas la bonne taille, prenez le temps d'essayer tranquillement chez vous! Personnellement, on s'en fout de la taille, ce qui compte, c'est la façon de s'en servir!
- Ne pas avoir de préservatifs sur soi: dans ce cas, soit on va en chercher soit on se débrouille soi-même avec ses mains. La fois suivante, vous serez plus prévoyants! Pas de "Tant pis! On fera sans."...
 
  Vous jouez à la roulette Russe: vous risquez de vous contaminer ou de contaminer votre partenaire! Le sida est une maladie mortelle et quand il est trop tard, ne restent que ses yeux pour pleurer! Donc dépistage à la fin de chaque relation stable avec ou sans protection; dépistage régulier si partenaires multiples.
 
  Messieurs, vous êtes aussi concernés que nous et nous pouvons avoir des baisses de vigilance donc n'oubliez pas que vous êtes aussi responsables que nous!
Personnellement, au bout de 2 ou 3 erreurs corrigées après les avoir expliquées, je clôture la relation! Une personne qui ne fait pas attention, ne le fera jamais!

vendredi 14 octobre 2011

Chapeau bas!

  Une mésaventure récente et c'est la deuxième fois que cela m'arrive du fait de l'inconséquence de ces messieurs!
  Fatiguée et victime d'un mal de dos (ce qui m'arrive souvent sous l'effet de la fatigue ou du stress), j'ai accepté un massage d'un copain perdu de vue, C., ex-amant (qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable; en fait, si car c'est l'un des pires que j'ai connu!) casé donc a priori pas de problèmes.
Je n'étais pas attirante du tout avec mon simple bas de pyjama, mon tee-shirt uni banal et ma barrette mal mise laissant s'échapper des mèches folles (il m'a prévenue tard et je ne me suis pas rhabillée: ce n'était pas un rendez-vous galant :  je sais que je casse le mythe de la femme fatale apprêtée 24 heures sur 24 donc oubliez cette phrase et passez à la suite) ; je ne me suis pas méfiée!
  Installée sur le ventre, il s'est furtivement attardé sur ma taille fine, sur les côtés de ma poitrine (j'avais seulement un peu relevé mon haut mais rien d'aguicheur), je n'ai pas réagi, déjà dans une demi-torpeur due à la détente du massage autant qu'à la fatigue quand j'ai senti son sexe en érection se glisser entre mes cuisses dans le but évident de se soulager.
Bien que l'ayant repoussé immédiatement, j'ai tout de suite songé à l'accident et à la contamination possible par le virus du S.I.DA.; crainte infondée car j'ai réagi rapidement.

  Messieurs, je fais appel à votre conscience car j'ai plusieurs fois évité un accident: protégez-vous! Le préservatif porte bien son nom: il préserve des M.S.T. qui sont parfois mortelles et des grossesses non désirées! Le virus du S.I.D.A., tapi dans l'ombre, n'attend que cela pour faire une nouvelle victime! Et une grossesse peut survenir sans prévenir: que diriez-vous si la demoiselle en question vient sonner chez vous plusieurs mois plus tard, enceinte ou avec votre enfant dans les bras sous les yeux ébahis de votre compagne? (Monsieur est en couple et père de deux enfants, c'est pour cela que je ne me suis pas méfiée!). Il sera bien temps de regretter et de pleurer!
Le bas de pyjama informe ne protège pas à 100 % de ces désagréments!

  Et C.? Je l'ai jeté dehors manu militari ou presque en lui rappellant qu'il a une femme et deux mains à défaut. Je ne lui ouvrirai plus ma porte dans les moments de détresse; je m'ennuyais, j'ai eu pitié tout en me disant qu'un peu de compagnie me ferait du bien; si j'avais su! Ce qui m'attriste le plus dans cette histoire est le fait qu'il a dû rentrer chez lui et se glisser dans le lit auprès de sa femme avec en tête l'idée d'assouvir le désir que j'ai fait naître chez lui, sans qu'elle se doute de rien! Peut-être a-t'il d'autres "amies", qui plus est!

lundi 15 août 2011

De l'art d'éconduire

Jonquilles jaunes: espoir, attente
  Econduire un jeune homme un peu trop pressant demande tact et mesure, qui nous manquent parfois s'ils semblent ne pas comprendre le message, en cas de fatigue ou de problèmes extérieurs...

  Depuis que j'habite aux abords d'un quartier dit "populaire" (un quartier peut-il être autre chose que populaire?? Vu que le peuple y vit, travaille, fait ses courses, se socialise...?), je me fais régulièrement aborder par des jeunes (ou moins jeunes) hommes qui me suivent un bout de chemin, je les appelle les "suiveurs" ... Je n'ai pas de préjugés donc ma foi, s'ils sont sympathiques, je les reverrais avec plaisir sur un plan purement amical, voire plus...
Malheureusement, ils se montrent rapidement "limités dans leur conversation", la sympathie ne naît pas spontanément dirons-nous! Ils commencent alors à devenir trop entreprenants, insistants, "lourds" pour parler un langage plus familier.
  La proposition est souvent directe: "Tu ne veux pas qu'on aille dans un coin tranquille?" pour faire quoi me direz-vous? Pique-niquer? J'ai tout ce qu'il faut dans mon panier de Petit Chaperon Rouge. Prendre un café? Il n'y en a pas dans mon quartier, il faut s'éloigner.
Parfois, si le garçon m'énerve, je pose la question d'un air dubitatif, comme si j'étais une "oie blanche"... "Pourquoi faire?", l'air de dire "On se connaît?". Rien de tel pour le mettre mal à l'aise et l'inciter à déguerpir, ce qu'il ne fait pas toujours!
Il élude alors la question, "faire connaissance, tu vois bien quoi!"; en réponse, un laconique "Je suis pressée ou en retard, mariée, mon copain (imaginaire) m'attend!", suivie d'une retraite au pas de course clôt la conversation...

  Mais, il y a la catégorie des "suiveurs", qui vous suivent jusqu'au pas de votre porte (que je déplace d'une ou deux rues, sait-on jamais!), m'amenant à un ferme "Tu ne m'intéresses pas, donc maintenant tu me laisses tranquille!". Dix minutes qu'il me suit, que je feins de l'ignorer, de guerre lasse et il n'a pas compris le message!

  Les "collants" leur sont apparentés, vous savez les garçons qui se rapprochent petit à petit de votre chaise et se penchent sur le côté comme pour mieux entendre la conversation, jusqu'à sentir leur souffle chaud sur notre peau à chacune de ses expirations. Sauf qu'après avoir décalé ma chaise, l'avoir repoussé du coude (parfois en le regardant droit dans les yeux), posé mon foulard entre nous comme par inadvertance, j'ai une fâcheuse tendance à m'énerver ce qui amène un laconique (sur un ton parfois un peu sec) mais discret, "Est-ce que tu pourrais te décaler un peu?" avec un sourire pour faire passer le refus.

  Les "faux vulnérables" sont les pires, à mon sens!
  J'ai régulièrement droit à des "Ah, ouais... En fait, tu es raciste! C'est parce que je suis "Arabe", "noir"..." (termes que j'abhorre et réponse si facile!).
 S'ils savaient que j'ai des amis de tous bords et que je vois les différences comme une chance; malgré que je sois intransigeante sur les Droits de l'Homme, l'égalité des sexes et le respect de l'intégrité physique s'il n'est pas choisi librement; outre les extrêmismes religieux de tous bords). C'est le genre d'individu qui ne se remettra jamais en cause car persuadé d'être victime de discriminations (qu'il vit peut-être au quotidien mais est-ce une raison pour généraliser??); combien de fois leur ai-je rétorqué qu'ils étaient juste "lourds" et que "quand une fille dit "non", c'est "non; alors arrête de me suivre"!
Le genre de personnes qui rejette la faute sur les autres et ne se remettra jamais en cause; est-il trop dur pour eux de regarder la vérité en face et d'assumer leur façon d'être??

  Les "blessés de la vie", c'est tout un programme! En général, ils commencent par se dévaloriser sans même s'en rendre compte dès l'introduction (je le leur fais remarquer en général et... "Ah, ouais; t'as raison!"; les "je sais que je ne suis pas très beau, intelligent, doué pour draguer les filles, [liste non exhaustive]; mais voilà, je voulais savoir..."). Je trouve important de les rassurer "Pourquoi t'en voudrais-je?? Tu as tenté ta chance, c'est tout!", car ils demandent systématiquement ou presque si on leur en veut... De quoi? Surtout qu'ils sont majoritairement bien élevés et n'insistent pas lourdement, qualité rare.
La réponse est souvent négative parce qu'on les classe dans la catégorie "Bon copain potentiel"; on a passé la soirée à discuter de tout et de rien, se raconter nos vies, délirer, rigoler sans passer par la panoplie du jeu de la séduction (regards qui se cherchent ou cherchent à deviner ce que cachent ou dévoilent partiellement les vêtements, mains ou pieds sous la table qui se perdent, allusions voilées...). Nos regards se tournent comme naturellement vers une "proie" plus attirante car clairement dans le jeu de séduction, si l'on est soi-même en phase de recherche ou en veille!

mardi 12 juillet 2011

Aux abonnés absents!

  Pas de chance! Pressée ce jour-là, un jeune homme me dit bonjour, en m'appellant par mon prénom. Il ne me dit rien du tout; je lui demande donc si on se connaît!!
"Oui, tu t'appelles Rozenn, on a discuté ensemble et tu m'avais donné ton numéro! Tu étais pressée, ce jour-là!!"... Cela m'arrive souvent (d'être pressée, hein pas de donner mon numéro!!) donc cela ne m'a pas trop aidée!! Par contre, pour le numéro de téléphone, j'ai espéré qu'il ne l'avait pas gardé!! Manque de chance, mon portable sonne: "Tu as mon numéro qui s'affiche?"... "Euh, oui; tu t'appelles comment déjà??". Cela me disait vaguement quelque chose, en effet et je me suis demandé si je n'avais pas dû me montrer ferme! Le souvenir m'est revenu de textos réguliers dans la journée (du genre 2 ou 3 messages journaliers dans les jours qui avaient suivi, auxquels je n'avais pas répondu sauf au premier pour lui faire comprendre que je n'étais pas très intéressée. J'avais fini par le rappeller en lui disant clairement qu'il ne m'intéressait pas le moins du monde...). Je lui ai dit de ne pas trop espérer et que je devais y aller... Quand il a rappellé dans l'heure suivante, je lui ai fait remarquer que s'il m'avait intéressé un minimum, je l'aurais reconnu et rappellé; en lui demandant d'oublier mon numéro car j'avais effacé le sien dans la seconde suivante, les deux fois où je l'ai vu...

  J'avais, en effet, un autre gibier en vue! J'ai attendu B., l'ai appellé pour savoir où il était "dans les bouchons, j'arrive dans une demie-heure", soit 15 minutes de retard: raisonnable! J'ai fait une brève course dans le coin, allumé mon baladeur en profitant de ce temps libre pour planifier ma semaine... Un message envoyé plus tard resté sans réponse, je suis partie sans demander mon reste ne voyant personne qui semble attendre. Un mail au retour pour lui dire que j'ai attendu et fini par partir de guerre lasse, en lui faisant comprendre qu'il n'avait pas intérêt à recommencer s'il souhaitait me rencontrer... Mail sans réponse; peut-être a-t'il senti qu'a priori sa conversation m'intéressait en tout premier lieu??