dimanche 4 novembre 2012

Sites de rencontre et déception

  Je suis une grande déçue des sites de rencontre. 

  Des "Je laisse le doute planer" parce que j'ai oublié un rendez-vous quand mon oncle a eu une attaque cardiaque... Oui, je pense que dans ce cas, on peut oublier un rendez-vous qui ne donnera peut-être rien... Comment espérer construire une relation sur cette base? 

  Des gens qui n'ont pas d'intérêts, pas de passions dans la vie (hormis regarder le foot à la télé; c'est bien mais un peu limité, si c'est l'unique horizon...). Comment espérer qu'une conversation ne tourne pas court si on prend un café ensemble? 

  Alors, où croiser l'homme de sa vie? En faisant les courses, entre les rayons lessive et charcuterie? Dans la file d'attente d'un cinéma par un dimanche pluvieux où l'on se décide à y aller seule, parce que ce film n'intéresse que vous? 

  Je ne sais pas mais ce que je sais, c'est que je préfère être seule à attendre la bonne personne, qu'enfermée dans une relation qui ne me conviendra pas sur le long terme (et me fera briser un nouveau coeur, le jour où je briserais cette relation; car les hommes qui ne me conviennent pas se sont majoritairement attachés à moi plus que je ne l'aurais pensé... Et j'en culpabilise un peu, même en ayant été claire dès le départ avec eux!). Je ne perds pas de temps, inutilement...

jeudi 1 novembre 2012

Félix et Bridget Jones

  La solitude me pèse... Rentrer dans un appartement froid pour me glisser dans des draps glacés quand vient la nuit devient, par moment, difficile. L'image de Bridget JONES mangeant son pot de glace en zappant sur sa télévision ne m'est pas inconnue. Je raconte ma journée à mon journal intime, à des amies par email ou de vive voix mais ce qui me manque c'est une présence masculine, des bras qui me serrent contre une poitrine dont j'entendrais le coeur battre un peu plus vite au contact de mon oreille posée sur ce coeur, une lueur dans un regard, des disputes suivies de réconciliations, quelqu'un qui m'accompagne le dimanche chez mes parents, qui me dise que ma tenue ou ma coiffure lui plaît, un appartement à deux, un enfant, des voyages, des sorties, des confidences et des secrets....

  Toujours j'espère LE croiser, mais je ne croise que des hommes trop jeunes, trop vieux, des racailles ou des hommes qui ne m'attirent pas... Alors? Trop difficile, Rozenn? Dois-je diminuer mes exigences pour ne pas rester seule (et au final, ne pas être heureuse)? 

  J'ai tenté les sites de rencontre, les sorties entre (majoritairement) célibataires, laisser faire le hasard... mais je n'attire que des hommes qui ne m'attirent pas ou des racailles (majoritaires par chez moi!), ou avec qui ça ne marchera pas pour des raisons de mode de vie différents...

  Le seul homme dans ma vie (hors famille et amis) est Félix, le chat du voisinage. Il est souvent dehors le soir, il m'attend et miaule pour attirer mon attention, avide de câlins, de caresses, il monte sur mes genoux si je m'agenouille et s'installe en propriétaire des lieux. Jusqu'à quand?

dimanche 23 septembre 2012

Photos!

  Une constante des sites de rencontre... Après l'envoi de 3 messages, le "Et, sinon, tu aurais une photo??" Ben non, au revoir!

  Comme si seul le physique comptait! Sans compter qu'une photographie peut être mensongère.

  Je ne veux pas, de plus, que ma photographie se retrouve, je ne sais où sur internet par un candidat déçu.

  Même pour une relation d'un soir, l'alchimie des corps ne ressort pas sur une photographie!

mercredi 25 juillet 2012

Le temps

  Le temps maussade de ces dernières semaines n'est pas mon allié. Les mâles potentiels ne sortent pas si le temps n'est pas de la partie, pareil s'il fait trop chaud.
Comme je travaille, je ne peux pas compter sur les vacanciers; mes collègues, j'ai fait le tour. Restent les rencontres de hasard mais moins il y a de choix, moins il y a de possibilité de trouver chaussure à mon pied.

  Je ne suis pas dans une zone très touristique, les plages ne sont pas belles, il n'y a pas grand chose à visiter.

  Mon célibat me pèse, où est l'homme de ma vie, comment le trouver? Patience est le maître mot...

vendredi 18 mai 2012

Des nouvelles!

  Il n'y en a pas! Au revoir et à bientôt!

  Plus sérieusement, rien de particulier à noter. Les seuls mâles que je croise sont des "racailles" qui ne m'attirent ni physiquement, ni par leur comportement.
J'avais misé sur internet mais déçue, je n'y vais que par intermittence. 

  Bref, la partie sentimentale est au point mort. Je crains que ce ne soit le cas jusqu'au jour où je me stabiliserai professionnellement. Jour qui peut être très lointain. Mais quand on lutte au quotidien pour joindre les deux bouts, continuer à chercher un emploi malgré le moral en berne, c'est difficile. 

  Je m'occupe de moi pour le moment: vie professionnelle et chouchoutage en prenant soin de mes cheveux. Oui, je suis en train de déménager tout ce qui concerne ma crinière sur un nouveau blog mais ce sera toujours moi, Rozenn qui garderait la main sur ces deux thèmes. A Azenor, la partie actualité, politique... et poésie.

  Je travaille actuellement, je suis très fatiguée car le rythme effréné et les horaires m'épuisent. Je n'ai donc ni la tête, ni le temps pour repartir à la chasse à l'homme. Patience, les beaux jours arrivent....

samedi 7 avril 2012

Parcours du combattant

   Mission du jour: rentrer seule le soir sans se faire draguer lourdement. Mission impossible!

  Apparemment, on ne peut pas être une fille et rentrer seule le soir chez soi après une soirée ou une journée finie tardivement.
Du coup, je me suis retrouvée parfois obligée de me justifier: "Tu vas où?" "Chez moi!" "C'est où chez toi?" "Par là-bas!" (autrement dit dans le prolongement de la rue que je prends, indication aussi vague que précise) "Tu rentres d'où?" "Je suis sortie."

  Plein de questions, qui finissent souvent par un "Tu veux que je t'accompagnes?" "Non, pourquoi?"/ "Je ne te plais pas?" "Tu n'es pas mon genre" ou le mensonge classique "J'ai un copain" (alors que j'ai juste envie de répondre "Tu as vu ta gueule? Et puis, tu ne vois pas que tu me dérange?".
Car je dois très souvent, couper court à la "conversation" (je réponds du bout des lèvres): "Il faut que j'y aille, je suis pressée!", "Tu comptes me suivre jusque chez moi?" (en général, ça casse bien!), "Non, mais je préfère être honnête, tu perds ton temps, je ne suis pas intéressée du tout...".
Je ne pose pas ce genre de questions, moi! J'engage la conversation mais je ne mitraille pas la personne de questions personnelles.

  Non, je n'ai pas peur de rentrer tard: les rues sont éclairées, il y a toujours le moyen de hurler (on est en ville!), j'ai une bombe dans mon sac et puis, je n'ai jamais eu de problème. Pas dans une ville éclairée, entourée d'habitations et de passants.

  Une fille qui sort seule le soir est forcément une dragueuse?

lundi 5 mars 2012

Toile émeri

  C. m'a appellée l'autre jour, il vient de divorcer (rien de surprenant!), je m'ennuie angoisse à la pensée d'un futur rendez-vous important, je me dis que cela me changera les idées au lieu de tourner en rond toute seule chez moi.

  J'arrive chez lui, la première réflexion qui me vient à l'esprit est "Ca sent mauvais!", une odeur immonde de renfermé, de moisi, bref un manque d'aération évident! A chacun de ses mouvements, ces relents nauséabonds agressent mes narines: ils imprègnent tout (ses vêtements, sa peau (je n'ai pas mis le nez dessus, mais je suis prête à parier dessus)), une horreur! A croire qu'il ne s'est pas lavé depuis une semaine et n'est pas capable de laver son linge... "Je meurs de chaud, je peux ouvrir la fenêtre?".
  J'ai toujours été très claire quant à notre relation: une relation d'ordre physique est totalement exclue! Je suis sur mes gardes connaissant "l'oiseau": on discute, il est déjà tard, il me propose de rester manger (pourquoi pas, personne ne m'attend chez moi; mais sois deux fois sur tes gardes, dès fois qu'il te propose de rester dormir ou un truc comme ça). Il achète une pizza, une couette bien épaisse (il n'a que des couvertures miteuses) en promotion, un jeu de cartes (il y tenait beaucoup, je n'ai pas très bien compris pourquoi, comme s'il avait peur de s'ennuyer avec moi ou il a une idée derrière la tête (sois trois fois sur tes gardes)) puis on rentre.

  Je l'ai un peu aidé à installer son internet, je me dis que me garder à manger, c'est sans doute en manière de remerciement et puis, je sais combien au sortir d'une vie de couple, la solitude peut-être difficile certains soirs.

  On commence à jouer aux cartes, il propose de jouer à un jeu auquel nous jouions autrefois comportant des gages... J'accepte dans le but de connaître ses intentions véritables (la pizza n'est pas au four, sois quatre fois sur tes gardes et prête à prendre tes jambes à ton cou. Comment ça c'est méchant de laisser les gens s'enfoncer pour connaître leurs véritables intentions? Peut-être est-ce un peu hypocrite mais c'est tellement efficace (et puis, entre nous, qui est le plus hypocrite des deux??). En plus, je commence à avoir faim alors plus tôt, on en finit; plus tôt, je suis chez moi!
Il gagne la deuxième partie, le gage est que je lui fasse un "message" (je feins de ne pas avoir compris!); finalement, il change d'avis et veut m'en faire un (à la limite, ça me détendra et j'aurais l'immense plaisir de l'envoyer voir ailleurs s'il va trop loin; je l'ai prévenu: "comme entre deux copains, tu n'en profites pas pour me tripoter"). Il me sens tendue (tu m'étonnes!), il commence à vouloir dégrapher mon soutien-gorge et passer dessous. Bond de tigre (je ne l'ai pas griffé, juste en pensée), je prends mes affaires et je sors en claquant la porte après l'avoir traité de pauvre type.

  Il a le culot de me rappeller, je souffle le chaud et le froid pour mieux l'endormir, il dit qu'il ne recommencera pas, qu'il a compris. Je le revois deux jours plus tard, son internet ne fonctionne toujours pas, "il faut que tu appelles le service client"! En plus d'une compagne de jeux, il se cherche une maman, pauvre de lui! L'attaquant de front, je lui demande très calmement de quel genre de relation,  il veut. Devant un charabia incompréhensible, je finis par lui dire sèchement d'être clair. Il est surtout intéressé par une relation physique (Non, c'est vrai?); je lui dis que j'ai toujours été très directe là-dessus d'un ton qui montre parfaitement mon ahurissement! Je le lui ai dit une dizaine de fois en quelques jours et il n'a pas compris!
Je m'énerve d'un coup et lui crie que je lui ai dit les choses noir sur blanc et que s'il ne les a pas comprises, c'est son problème. Là-dessus, je pars en claquant la porte de son appartement, je fais bien claquer mes talons dans l'escalier puis reclaque la porte de son immeuble (pour les voisins!). Sans me retourner, je monte dans ma voiture et pars sans un regard.

Moralité:
pour se débarrasser de quelqu'un qui fait semblant de ne rien comprendre (bouché à la toile émeri, voire pire), le mieux est de partir sans se retourner après avoir tenté la manière douce et la manière forte. Méthode très efficace que j'ai expérimentée bien des fois...